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Stratégie nutritionnelle en escalade : es-tu concerné.e ?


Dans cet article, nous mettons en avant l'importance cruciale de l'éducation nutritionnelle, que ce soit pour les mini-mutants dévorant les parois ou les adultes cherchant à optimiser leur alimentation pour une progression saine.

Des conseils adaptés deviennent particulièrement vitaux pour les jeunes compétiteurs dont la croissance rapide et les besoins énergétiques multiples peuvent influer sur leur développement physique et performances en général. Nous examinerons également comment les adultes, tentés par l'escalade comme moyen de se débarrasser de quelques kilos en trop, peuvent bénéficier d'une approche nutritionnelle basée sur la science, évitant ainsi les pièges des régimes à la mode.


En général, on associe spontanément la diététique du sport avec le haut niveau et la recherche de performance. A juste titre car les grimpeurs de haut niveau ont des besoins spécifiques. Ils sont plus exposés aux carences et reçoivent parfois des conseils contradictoires voire contre-productifs. Avec eux, un travail d’éducation nutritionnelle est fondamental ainsi qu’un accompagnement régulier afin d’interpréter et réguler les situations vécues comme problématiques comme les fringales nocturnes ou les troubles digestifs.


Cela étant, une stratégie nutritionnelle est aussi recommandée pour deux catégories de grimpeurs auxquelles on pense moins : les enfants/adolescent.e.s qui font de la compétition et les adultes qui se (re)mettent à l’escalade.


Etant en pleine croissance et nécessitant aussi beaucoup d’énergie pour les apprentissages scolaires, les jeunes compétiteurs peuvent avoir des apports insuffisants, qui vont se répercuter différemment selon les cas : certains vont voir leur croissance ralentie en taille, poids et développement pubertaire, d’autres vont être souvent fatigués et donc moins performants à l’entrainement ou à l’école (ou tout à la fois !).


Dans l’idéal, dès qu’un jeune dépasse 6h d’entrainement par semaine, il devrait consulter un.e spécialiste de la diététique sportive une fois par an, exactement comme on le fait pour la visite de médicale à la rentrée. Cela permettrait de détecter assez tôt les profils à risque, de donner des conseils aux parents et à l’enfant/ado et d’éventuellement détecter des comportements alimentaires problématiques.


Pour mini-mutants qui grimpent un nombre d’heures supérieur à celui de leurs années d’âge (exemple : 15h par semaine à 13 ans), comme on le voit de plus en plus, une stratégie nutritionnelle est indispensable car l’appétit de l’enfant de va pas être proportionnel à ses besoins et son emploi du temps bien chargé ne va pas faciliter les choses. Ces jeunes sont particulièrement exposés au risque de REDS, c’est à dire un déficit énergétique relatif dans le sport, risque majoré en cas de trouble alimentaire.


Du côté des adultes, la pratique de l’escalade peut donner envie de s’alléger d’un surpoids ou de quelques kilos qui se sont installés au fil des années et dans ce cas, mieux vaut des conseils basés sur la science que des recommandations issues du marketing. Se lancer à corps perdu dans la grimpe avec une alimentation inadaptée (dernier régime à la mode, restriction alimentaire importante, alimentation végétarienne mal maîtrisée)…c’est se blesser à coup sûr, être fauché en plein vol dans sa progression. De plus, les adultes ont souvent une alimentation déséquilibrée en graisses (trop ou trop peu, avec un mauvais ratio en oméga 3), ont des croyances alimentaires bien ancrées ou veulent tout simplement aller trop vite pour retrouver leur niveau d’antan. Donc même si c’est pour grimper dans le 6, un accompagnement diététique peut changer la donne. Après tout, on va bien voir un kiné quand on s’est fait mal dans un bloc orange !



💬 : @amandine.verchere

📷 : @leaelmadawar_sport

🗞 : @grimp.actu



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