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- Escalade aux JO 2028 : programme complet et nouveautés à Los Angeles
L’escalade entre dans une nouvelle ère olympique à Los Angeles. Du 24 au 29 juillet 2028 , le Long Beach Climbing Theater vibrera au rythme des cris du public, du bruit des mousquetons et du souffle suspendu des grimpeurs les plus talentueux de la planète. Pour la première fois dans l’histoire olympique, les trois disciplines — bloc, difficulté et vitesse — seront séparées en épreuves distinctes, chacune offrant son propre titre, son podium, son moment de gloire. Trois disciplines, six médailles : la maturité olympique de l’escalade Après Tokyo 2020 et Paris 2024, Los Angeles 2028 marque une étape décisive : six médailles d’or seront décernées, contre quatre à Paris et seulement deux lors des débuts à Tokyo. Une reconnaissance méritée pour un sport en pleine ascension, à la croisée du spectacle et de la performance pure. « C’est un signal fort : l’escalade est désormais pleinement ancrée dans l’univers olympique », se réjouissent les représentants de la Fédération Internationale d’Escalade Sportive (IFSC). Et les chiffres parlent d’eux-mêmes : 76 athlètes prendront part aux épreuves — un record historique — symbolisant l’essor fulgurant de la grimpe dans le monde. Le programme complet des épreuves d’escalade à Los Angeles 2028 Pendant six jours intenses, les meilleurs grimpeurs du globe s’affronteront sur la côte pacifique, face à l’océan et sous les projecteurs du Long Beach Zone . Lundi 24 juillet 9h30 : Demi-finale bloc hommes 13h45 : Qualifications vitesse hommes et femmes Mardi 25 juillet 9h15 : Demi-finale bloc femmes 18h45 : Demi-finale difficulté hommes Mercredi 26 juillet 9h00 : Finales vitesse hommes et femmes 18h45 : Demi-finale difficulté femmes Jeudi 27 juillet 9h00 : Finale bloc hommes Vendredi 28 juillet 9h00 : Finale bloc femmes 13h45 : Finale difficulté hommes Samedi 29 juillet 9h30 : Finale difficulté femmes Long Beach Climbing Theater Face à l’océan, le Long Beach Climbing Theater accueillera l’ensemble des compétitions. Une structure à la fois futuriste et éco-conçue, pensée pour magnifier le spectacle et inspirer les nouvelles générations. Ce même site accueillera également les épreuves de para-escalade pendant les Jeux Paralympiques, scellant ainsi une vision commune : celle d’un sport inclusif, universel et profondément humain. ➡️ Découvrez notre article dédié à la para escalade aux Jeux Olympiques de 2028 : ici. 👉 Du 24 au 29 juillet 2028, Long Beach deviendra la capitale mondiale du mouvement vertical. Et qu’on soit athlète, fan ou simple curieux, impossible de rester indifférent devant cette énergie brute qui pousse chaque grimpeur à se hisser un peu plus haut. @IFSC ✍️ : Théo de GrimpActu
- Quand l’humour sert d’alibi au sexisme — le cas du Rempart
Chaque année, la salle du Rempart, près de Fontainebleau, organise ses célèbres contests : un “100 % filles” et un “100 % mecs”. L’idée pourrait être festive, conviviale, inclusive même. Sauf que depuis plusieurs éditions, la communication qui entoure ces événements provoque un tout autre effet : malaise, indignation, incompréhension . Sous couvert d’humour, la salle publie des messages truffés de clichés sur les grimpeuses — et selon plusieurs commentaires, la publication n’a pas fait rire tout le monde. La publication, jugée sexiste par une partie de la communauté, a été retirée après une vague de commentaires critiques. Mais l’affaire, elle, continue de faire parler. Un humour qui ne passe plus Déjà en 2023, la salle avait fait parler d’elle avec un post de promotion du contest “100 % filles”, que plusieurs membres de la communauté ont jugé au ton douteux. Moqueries sur les “pleurnicheries” des grimpeuses, références appuyées à leurs “ouin ouin c’est morpho” et à “leurs excuses préférées”… Le tout présenté comme de la “bonne humeur” et du “second degré”. Les réactions avaient été nombreuses, et plusieurs voix s’étaient déjà élevées pour dénoncer une communication sexiste, loin de l’image inclusive que le monde de l’escalade tente aujourd’hui de promouvoir. «On aimerait vous dire que c'est le contest le plus attendu de l'année, qu'il déchaîne les foules et qu'il nous offre à chaque fois un spectacle exceptionnel mais malheureusement on vous aime trop pour vous mentir. Entre les chutes à répétition et le pleurnicheries "ouin ouin c'est morpho" la soirée s'annonce longue, très longuuuuue et oui vous l'aurez compris c'est le retour de notre parodie d'escalade préférée j'ai nommé, le contest 100% Filles !» — Publication Instagram du compte @lerempartescalade pour le contest 100 % fille 2023 Cette année, même contest, même ton. Le Rempart remet ça — comme si les critiques de 2023 n’avaient jamais existé. Cette fois encore, les messages reprennent les mêmes clichés genrés : grimpeuses émotives, plaintives ou superficielles, le tout enrobé d’un humour qui se veut décalé.Mais le contexte a changé : la communauté grimpe, elle, ne laisse plus passer aussi facilement. Sous la publication, les commentaires se multiplient, certains tentant de rappeler calmement pourquoi ce type de discours pose problème. Et plutôt que d’engager la discussion, la salle choisit la suppression pure et simple du post. Pas d’excuse, pas d’explication — juste un effacement, comme si rien ne s’était passé. Ce geste, plus qu’une simple modération, a été perçu comme une forme de mépris : non seulement les remarques sont ignorées, mais les personnes qui les formulent sont effacées du débat. Et c’est sans doute ce sentiment-là — celui de ne pas être écouté — qui cristallise aujourd’hui la colère d’une partie de la communauté. — Publication Instagram du compte @lerempartescalade pour le contest 100 % fille 2025 et des retours de la communauté. Mais la suppression du post n’a pas suffi à éteindre la polémique. Bien au contraire : la communauté s’est emparée du sujet. Réaction de la communauté : L'histoire de Pauline Parmi celles et ceux qui ont réagi à la publication du Rempart, Pauline , grimpeuse angevine, fait partie des voix qui se sont exprimées. Son commentaire, pourtant mesuré, visait simplement à pointer le caractère sexiste de la communication et à rappeler que ce type de “blague” n’a plus vraiment sa place dans une salle d’escalade en 2025. Quelques jours plus tard, alors qu’elle s’apprêtait à participer à une étape du Rocktour à Angers — un contest co-organisé par l’un des gérants du Rempart —, Pauline découvre avec surprise qu’elle a été désinscrite de la compétition. Aucun message d’explication, juste un mail automatique confirmant son retrait. « Je n’ai rien écrit de méchant, simplement que je n’étais pas d’accord avec la publication. Et là, je vois que je ne figure plus sur la liste des inscrits. J’ai trouvé ça sidérant. » — Pauline Le geste a choqué nombre de pratiquants. Car au-delà de la polémique sur la communication, il pose une question plus large : peut-on être sanctionné pour avoir exprimé un désaccord ? Dans un milieu aussi communautaire que celui de la grimpe, où beaucoup de choses reposent sur la convivialité et la confiance, cette désinscription a été vécue comme un signal inquiétant — celui d’un espace qui se ferme à la critique. Plusieurs grimpeuses et grimpeurs ont relayé l’histoire sur les réseaux, dénonçant une forme de représailles déguisée et soulignant le paradoxe d’un événement censé célébrer la passion commune de l’escalade, mais qui choisit d’exclure une participante pour avoir simplement donné son avis. « Organiser un événement destiné aux femmes tout en véhiculant une pensée sexiste sous couvert d’humour, ce n’est plus acceptable en 2025. M’exclure ensuite d’un autre de ses événements pour avoir simplement dénoncé cette communication, ce n’est pas acceptable non plus. Ce n’est ni du dialogue ni une remise en question : c’est une sanction envers celles qui refusent de se taire. » — Pauline L’affaire a rapidement dépassé le cas individuel de Pauline. Elle a agi comme un déclencheur, donnant écho à un sentiment plus général de fatigue et d’ injustice ressenti par de nombreuses femmes dans le milieu. Sur Instagram, plusieurs stories et publications d’autres grimpeuses ont repris le sujet, rappelant que le problème n’est pas un simple “mauvais goût” humoristique, mais bien une culture qui peine encore à écouter les premières concernées. — Mail envoyé à Pauline par le directeur du Rempart L’humour, une excuse trop facile ? Depuis plusieurs années, la salle du Rempart justifie ses publications sexistes sous couvert d’humour. “C’est du second degré”, “C’est pour rire”, répète-t-on en coulisses. Mais pour une partie de la communauté, cet argument ne tient plus : il masque une véritable problématique culturelle et minimise l’impact que ce type de communication peut avoir. L’humour peut être un formidable outil pour créer du lien et faire passer des messages, mais lorsqu’il repose sur des stéréotypes de genre, il devient ce que les sociologues appellent un humour de domination : il normalise les inégalités et reproduit des hiérarchies sociales existantes. Car caricaturer les grimpeuses comme émotives, plaintives ou superficielles ne fait pas rire tout le monde : cela réduit des personnes complexes à des clichés simplistes. L’humour comme alibi : légitimation et pouvoir Un mécanisme clé est celui de la légitimation humoristique . En présentant un propos offensant comme une blague, l’auteur tente de se protéger des critiques et de neutraliser les objections. Dans le cas du Rempart, le “second degré” permet de : minimiser l’importance des critiques, rejeter la responsabilité de l’offense sur la perception des autres (“vous n’avez pas d’humour”), et créer un espace où certaines remarques deviennent intouchables , même si elles véhiculent des clichés sexistes. Mais cette stratégie n’est pas neutre. Comme le soulignent les recherches sur l’ humour offensif , plaisanter sur un groupe minoritaire ou marginalisé peut : dévaluer les personnes ciblées , même inconsciemment, renforcer les hiérarchies sociales au sein du groupe, créer un climat de silence ou d’auto-censure pour celles et ceux qui voudraient dénoncer. L’exemple de Pauline illustre parfaitement ce mécanisme : exprimer son désaccord a entraîné une sanction — sa désinscription — et envoyé un message implicite à la communauté : les critiques ne sont pas tolérées. L’humour a été perçu par la communauté comme servant à masquer le sexisme et à consolider le pouvoir des organisateurs sur la participation et la visibilité des pratiquants. Quand rire exclut Enfin, l’humour peut fonctionner comme un outil de socialisation pour certains et d’exclusion pour d’autres. Dans le sport et la sociologie de l’humour, il est montré que les blagues sexistes créent un sentiment d’appartenance pour ceux qui rient avec, mais produisent un sentiment d’exclusion pour celles et ceux qui se sentent visés. Dans un milieu censé être inclusif et convivial, ce type d’humour devient ainsi un mécanisme qui renforce les inégalités et marginalise certaines voix , plutôt qu’un simple moment de “bonne humeur”. Pour beaucoup, le problème n’est donc pas un humour mal compris, mais une culture qui reproduit des biais sexistes et peine à évoluer. L’affaire du Rempart et la réaction de Pauline mettent en lumière un conflit plus large : la tension entre tradition humoristique et ambition d’un milieu d’escalade réellement inclusif . Entre humour et inclusion, quelle voie pour l’escalade ? L’affaire du Rempart ne se résume pas à une simple querelle autour d’un post Instagram ou d’un contest. Elle illustre un problème plus large : la difficulté pour certains espaces de loisir, même communautaires et conviviaux, à concilier humour, tradition et respect des participants . Pour la communauté, l’enjeu est clair : il ne s’agit pas d’interdire le rire, mais de questionner les blagues qui perpétuent des stéréotypes et marginalisent certaines personnes . L’expérience de Pauline, désinscrite pour avoir exprimé un désaccord, est symptomatique d’un malaise plus profond : dans un milieu qui se veut inclusif, certaines voix sont encore ignorées, voire sanctionnées. Ce débat ouvre également une réflexion sur la communication des événements sportifs et associatifs . Les organisateurs doivent désormais se demander si leur humour sert réellement le lien social ou s’il devient un instrument d’exclusion. Dans un contexte où l’escalade attire de plus en plus de femmes et cherche à promouvoir la diversité, continuer à banaliser les stéréotypes peut fragiliser la cohésion de la communauté et nuire à l’image du sport. L’humour peut rester une composante de l’escalade festive et conviviale, mais il doit désormais coexister avec le respect, l’équité et l’inclusion , sous peine de perdre ceux qu’il prétend rassembler. ➡️ Contacté par GrimpActu , le directeur n’a, pour l’heure, pas donné suite à nos sollicitations. ✍️ : Théo de GrimpActu.
- Laura Rogora : entre ascensions historiques et recherche de liberté
🇮🇹 Versione italiana disponibile in fondo all’articolo Saint-Léger-du-Ventoux, France. Quelques jours de pluie, un ciel gris… et pourtant, sur la roche, Laura Rogora semble en pleine lumière. En l’espace de quelques jours, l’Italienne enchaîne Le Cadafist (9a), Supercrackinette (9a+), La Castagne (9a+) et plusieurs voies dans le huitième degré — dont Les petits chefs du néant (8c) et Le Concept (8b+). Et comme si ce séjour déjà hors norme ne suffisait pas, elle le conclut par un nouvel exploit historique : La Ligne Claire (8c+) à vue. Une performance rarissime — seuls deux grimpeurs avant elle, Adam Ondra et Alex Megos, ont signé deux 8c+ à vue dans leur carrière. Quelques jours plus tôt, en Italie, Laura réalisait la première ascension de L’Ultimo Ruggito (9a), après avoir, en juillet dernier, repoussé la limite féminine de l’escalade à vue avec Ultimate Sacrifice (8c+) dans les Gorges du Loup, depuis rejoint par Janja Garnbret. Entre humidité, patience et détermination, la grimpeuse italienne a transformé un séjour pluvieux en démonstration d’équilibre et de maturité. Mais derrière ces chiffres et cette régularité hors norme, une question demeure : que ressent-on quand l’exception devient la norme ? Image d'illustration @ crimp.film s Supercrackinette, Le Cadafist, La Castagne : la cadence incroyable « Mes premiers jours à Saint-Léger étaient assez pluvieux », raconte-t-elle. La falaise provençale dégoulinait d’humidité, les prises glissaient, la corde s’alourdissait. Seule Supercrackinette restait vaguement grimpable. Laura s’y engage, repère les mouvements, tombe les mains trempées… et revient. Le troisième jour, enfin sec : elle clippe la chaîne. Supercrackinette , 9a+, pliée à la deuxième tentative du jour. Peu après, elle s’attaque à Le Cadafist (9a). Là encore, les conditions sont loin d’être idéales.« La pince du crux était encore humide, mais je savais que c’était possible. J’ai essayé quand même, et à ma grande surprise, c’est passé. » Puis viennent L’Enfumette (8c+) au troisième essai, Le Concept (8b+) à vue, et d’autres lignes avalées avec la même précision tranquille. La cadence Rogora est lancée : rapide, fluide, presque détachée. Quand l’exception devient la norme Dans les jours qui suivent, La Castagne (9a+) tombe à son tour, après deux jours de travail. Puis Les petits chefs du néant (8c), presque à vue.À ce stade, ce qui impressionne n’est plus seulement la difficulté, mais la constance.Le rythme semble inhumain, mais Laura reste ancrée : « Chaque enchaînement reste intense. Si je commence à m’habituer, je me fixe simplement des objectifs plus hauts. » Pas de griserie, pas d’excès : chez elle, la performance est un langage, pas une fin. “On ne contrôle pas le flow, on l’invite” Derrière la précision presque chirurgicale de ses mouvements, il y a aussi une grande humilité face à l’imprévisible.Quand on lui parle de cette impression de fluidité qui semble la porter, Laura répond simplement : « On peut se préparer — entraîner son corps, sa concentration, sa patience — mais on ne peut pas forcer le flow. Il se produit quand tout ce sur quoi tu as travaillé rencontre le bon moment. Tu peux l’inviter, mais pas le contrôler. » Ces mots traduisent un rapport presque méditatif à la grimpe, loin du calcul et des attentes.« Oui, j’ai un peu peur que tout s’arrête un jour, mais ce que j’aime vraiment, c’est le processus — le combat, l’apprentissage. Même si les résultats disparaissent, il me restera toujours ça . » Image d'illustration @ crimp.film s La Ligne Claire : un 8c+ à vue, le jour parfait Dernier jour du trip. Le ciel s’ouvre, la roche sèche : La Ligne Claire . Trente mètres d’intensité continue, une succession de crux techniques, des arquées fines et exigeantes. Laura grimpe posée, sans hâte, portée par une concentration totale. « Après avoir enchaîné mon premier 8c+ à vue cet été, je pensais qu’il serait difficile d’égaler ce résultat. Je n’aurais jamais imaginé pouvoir le refaire quelques mois plus tard ! » Elle clippe la chaîne : La Ligne Claire , 8c+ à vue. Son deuxième de la saison. Un geste simple, un exploit immense. ➡️ Découvrez ici l’interview exclusive de Laura Rogora après son premier 8c+ à vue ! Curiosité, le vrai moteur Ce qui pousse Laura, ce n’est pas la cotation — c’est la curiosité. « Chaque ligne a sa propre histoire, ses propres mouvements. Ce que j’aime, c’est comprendre comment mon corps s’inscrit dans la roche. C’est de là que vient la fraîcheur. » Quand elle parle ainsi, tout s’éclaire : le sommet n’est pas une fin, mais un prétexte à explorer.« Parfois, je me sens même plus satisfaite sur des voies plus faciles à vue, parce que c’est le combat qui compte . » Libre, même au sommet Discrète, Laura ne cherche ni symbole ni projecteur.« J e ne cherche pas l’attention médiatique, mais ce n’est pas parce que j’aime la solitude. J’aime partager des journées de grimpe avec des amis, ou même avec des gens rencontrés au pied des voies . » Quant aux discussions sur la différence de niveau entre hommes et femmes, elle les balaie d’une réponse honnête : « Je suis fière si ce que je fais peut inspirer d’autres personnes, mais je ne grimpe pas pour ça. Penser à des comparaisons rendrait tout plus lourd. Je préfère me concentrer sur mon propre chemin — si cela aide d’autres à repousser leurs limites, c’est magnifique . » ➡️ Voici un article qui pourrait vous intéresser : “Les femmes grimpent-elles mieux que les hommes ?” — une étude qui bouscule les idées reçues. Dernier jour en France : une explosion de performances Le dernier jour en France s’est déroulé de manière inattendue pour Laura. Prévue pour se reposer et passer un moment tranquille avec ses amis, elle n’a pas pu résister à l’appel du mur de Lourmarin. Résultat : une journée de grimpe mémorable, marquée par ces enchaînements à vue exceptionnels : Pâques Express 8c Combat libre intégrale 8c Vous êtes des animaux 8b Playboy L2 8a Une conclusion parfaite pour un séjour déjà extraordinaire, qui illustre à nouveau sa constance et sa maîtrise impressionnante sur la roche. À 24 ans, Laura Rogora grimpe plus haut et plus fort que jamais. Et pourtant, ce qu’elle cherche désormais ne se mesure pas en cotations. « J’aimerais atteindre un point où je peux donner le meilleur de moi-même sans tension, sans besoin de prouver quoi que ce soit — surtout à moi-même. Juste grimper, dans une liberté totale. » Image d'illustration : @ crimp.film s Versione italiana Saint-Léger-du-Ventoux, Francia Alcuni giorni di pioggia, un cielo grigio… eppure, sulla roccia, Laura Rogora sembra essere immersa nella luce. Nel giro di pochi giorni, l’italiana ha realizzato Le Cadafist (9a) , Supercrackinette (9a+) , La Castagne (9a+) e diverse vie nell’ottavo grado — tra cui Les petits chefs du néant (8c) e Le Concept (8b+) . E come se questa permanenza straordinaria non fosse già sufficiente, la conclude con un nuovo exploit storico: La Ligne Claire (8c+) a vista . Una performance rarissima — prima di lei, solo due scalatori, Adam Ondra e Alex Megos, hanno completato due 8c+ a vista nella loro carriera. Pochi giorni prima, in Italia, Laura aveva realizzato la prima salita di L’Ultimo Ruggito (9a) , dopo averlo scorso luglio spinto il limite femminile dell’arrampicata a vista con Ultimate Sacrifice (8c+) nelle Gorges du Loup, record poi eguagliato da Janja Garnbret. Tra umidità, pazienza e determinazione, l’arrampicatrice italiana ha trasformato un soggiorno piovoso in una dimostrazione di equilibrio e maturità. Ma dietro questi numeri e questa costanza straordinaria, rimane una domanda: cosa si prova quando l’eccezione diventa la norma? Image d'illustration @ crimp.film s Pioggia, calcare e pazienza «I primi giorni a Saint-Léger erano abbastanza piovosi», racconta. La falesia provenzale era tutta bagnata, le prese scivolose, la corda pesante. Solo Supercrackinette era vagamente scalabile. Laura ci si impegna, individua i movimenti, cade con le mani bagnate… e ritorna. Il terzo giorno, finalmente asciutto: cala la catena. Supercrackinette, 9a+, chiusa al secondo tentativo della giornata. Poco dopo si dedica a Le Cadafist (9a) . Anche in questo caso, le condizioni sono tutt’altro che ideali. « La pinza del crux era ancora umida, ma sapevo che era possibile. Ho provato comunque e, con mia grande sorpresa, è andata .» Poi arrivano L’Enfumette (8c+) al terzo tentativo, Le Concept (8b+) a vista , e altre linee affrontate con la stessa precisione tranquilla. Il ritmo di Rogora è lanciato: rapido, fluido, quasi distaccato. Quando l’eccezione diventa la norma Nei giorni successivi, cade anche La Castagne (9a+) , dopo due giorni di lavoro. Poi Les petits chefs du néant (8c) , quasi a vista. A questo punto, ciò che impressiona non è più solo la difficoltà, ma la costanza. Il ritmo sembra inumano, ma Laura resta ancorata: « Ogni salita rimane intensa. Se comincio ad abituarmi, mi fisso semplicemente obiettivi più alti .» Niente euforia, niente eccessi: per lei, la performance è un linguaggio, non un fine. “Non si controlla il flow, lo si invita” Dietro la precisione quasi chirurgica dei suoi movimenti, c’è anche grande umiltà davanti all’imprevedibile. Quando le si parla di quella fluidità che sembra sostenerla, Laura risponde semplicemente: « Ci si può preparare — allenare il corpo, la concentrazione, la pazienza — ma non si può forzare il flow. Accade quando tutto ciò su cui hai lavorato incontra il momento giusto. Lo puoi invitare, ma non controllare. » Queste parole tradiscono un rapporto quasi meditativo con l’arrampicata, lontano da calcoli e aspettative. « Sì, ho un po’ paura che tutto possa fermarsi un giorno, ma ciò che amo veramente è il processo — la lotta, l’apprendimento. Anche se i risultati sparissero, mi resterebbe sempre questo .» Image d'illustration @ crimp.film s Il giorno perfetto Ultimo giorno del viaggio. Il cielo si apre, la roccia asciuga: La Ligne Claire . Trentametri di intensità continua, una successione di crux tecnici, archeggi sottili e impegnativi. Laura scala calma, senza fretta, guidata da una concentrazione totale. « Dopo aver chiuso il mio primo 8c+ a vista quest’estate, pensavo sarebbe stato difficile eguagliare quel risultato. Non avrei mai immaginato di poterlo rifare pochi mesi dopo! » Scala la catena: La Ligne Claire, 8c+ a vista. Il suo secondo della stagione. Un gesto semplice, un exploit immenso. Curiosità, il vero motore Ciò che spinge Laura non è la quotazione — è la curiosità. « Ogni linea ha la sua storia, i suoi movimenti. Ciò che amo è capire come il mio corpo si inserisce nella roccia. Da lì nasce la freschezza .» Quando parla così, tutto si illumina: la vetta non è un fine, ma un pretesto per esplorare. « A volte mi sento persino più soddisfatta su vie più facili a vista, perché conta la lotta. » Libera, anche in vetta Discreta, Laura non cerca né simboli né riflettori. « Non cerco l’attenzione mediatica, ma non perché ami la solitudine. Amo condividere giornate di arrampicata con amici, o anche con persone incontrate ai piedi delle vie .» Quanto alle discussioni sulla differenza di livello tra uomini e donne, le spazza via con una risposta sincera: « Sono felice se ciò che faccio può ispirare altre persone, ma non arrampico per questo. Pensare a confronti renderebbe tutto più pesante. Preferisco concentrarmi sul mio percorso — se questo aiuta altri a superare i propri limiti, è magnifico. » Ultimo giorno in Francia: un’esplosione di prestazioni L’ultimo giorno in Francia si è svolto in modo inaspettato per Laura. Prevista per riposarsi e trascorrere un momento tranquillo con gli amici, non ha potuto resistere al richiamo del muro di Lourmarin. Risultato: una giornata di arrampicata memorabile, segnata da queste eccezionali salite a vista: Pâques Express 8c Combat libre intégrale 8c Vous êtes des animaux 8b Playboy L2 8a Una conclusione perfetta per un soggiorno già straordinario, che illustra ancora una volta la sua costanza e la sua impressionante padronanza sulla roccia. A 24 anni, Laura Rogora arrampica più in alto e più forte che mai. Eppure, ciò che cerca ora non si misura più con le difficoltà. « Vorrei raggiungere un punto in cui posso dare il meglio di me stessa senza tensione, senza bisogno di dimostrare nulla — soprattutto a me stessa. Solo arrampicare, nella totale libertà. » Image d'illustration : @ crimp.film s ✍️: Théo de GrimpActu
- Femmes en Montagne 2025 : le festival international de films qui célèbre les femmes et l’outdoor à Annecy
Annecy, 13 au 16 novembre 2025. Les sommets étincelants se reflètent dans les eaux calmes du lac, et dans les salles de cinéma et auditoriums de la ville, une énergie singulière se répand : le Festival Femmes en Montagne ouvre ses portes. Plus qu’un simple rendez-vous cinématographique, cet événement est une véritable ascension collective, où la passion pour la montagne se mêle à l’envie de faire évoluer les mentalités et de mettre en lumière la place des femmes dans l’outdoor. Depuis sa première édition en 2019, l’association Femmes en Montagne poursuit avec détermination sa mission : promouvoir la pratique féminine et mixte de la montagne, inspirer de nouvelles générations, et démontrer que chaque femme, quel que soit son âge ou son niveau, peut trouver sa place dans cet univers. Ici, les montagnes deviennent le terrain d’expression, de liberté et de dépassement de soi. Festival Femmes en Montagne Quand la montagne devient un espace d’expression et de liberté Le festival n’est pas seulement un écran de projection : il est un espace où la montagne prend vie sous toutes ses formes. Les organisateurs affirment haut et fort que la mixité et la diversité sont des moteurs d’évolution . Montrer les femmes dans l’action, valoriser des équipes mixtes et des parcours inspirants, c’est offrir des modèles et des horizons possibles. Comme le souligne la fondatrice T anya Naville du festival : « L’idée est née d’un constat très simple : on ne voyait quasiment pas de femmes dans les récits de montagne, ni à l’écran, ni dans les coulisses. J’avais envie de créer un espace où leurs histoires, leurs regards et leurs façons de pratiquer puissent exister pleinement. Aujourd’hui, le festival n’est pas “pour les femmes”, il est pour toutes celles et ceux qui croient qu’on gagne à diversifier les récits. » Chaque projection, chaque atelier et chaque rencontre est pensé pour dépasser les clichés et créer des espaces d’échange. L’événement s’adresse autant aux passionné·e·s de montagne qu’aux curieux·ses qui souhaitent découvrir les récits, les luttes et les victoires de celles qui gravissent ces sommets. Au-delà du sport, la montagne devient un miroir de la société, un lieu où l’on questionne l’égalité, l’inclusion et le respect de l’environnement. Des films qui ouvrent des voies… La programmation internationale du festival est à l’image de sa mission : originale, universelle et inspirante . Chaque film raconte une histoire unique, mais toutes partagent un fil rouge : la montagne comme catalyseur de transformation personnelle et collective. Parmi les œuvres emblématiques : La cordée de l’après suit huit femmes en rémission d’un cancer du sein qui se préparent à l’ascension du Mont Blanc, démontrant que la montagne est un lieu de résilience et de renaissance. Girls Move Mountain s , tourné au Pakistan, met en lumière l’action collective des femmes pour faire évoluer les mentalités et ouvrir de nouveaux horizons dans leur communauté. Beauty in a Fall et Tandem transforment la montagne en espace de libération pour les personnes LGBTQIA+, explorant le genre, le corps et la capacité des grands espaces à refléter les luttes intérieures. D’autres œuvres, comme La dernière expédition ou L’ascension de Lizzie Le Blond , revisitent l’histoire de l’alpinisme, donnant souffle aux pionnières longtemps oubliées et redonnant une perspective féminine à des récits gravés dans la pierre. Même les films d’animation, comme Flowers ou Monter pour redescendre , traduisent par le langage visuel des réflexions sur la solitude, la quête d’équilibre et la nécessité de modèles féminins pour inspirer les jeunes générations. « Ce qui inspire le public, ce sont ces parcours dans lesquels on peut se reconnaître — pas parce qu’ils sont parfaits, mais parce qu’ils sont humains. » Programme Femme en Montagne 2025 Les prix et distinctions du festival Mais au‑delà des projections, le festival récompense chaque année les talents et les histoires les plus marquantes à travers plusieurs prix et distinctions : Meilleure réalisation féminine / Meilleur court-métrage : une nouveauté 2025 qui met en lumière le talent des réalisatrices et la créativité des premières œuvres. Inspiration : pour le personnage féminin le plus inspirant à l’écran, celui ou celle qui incarne la force, le courage et la détermination. Environnement : pour le film dont le message ou la réalisation prend le plus en compte la protection de la nature et la sensibilisation écologique. Mention spéciale “Coup de cœur” : le choix du jury pour une œuvre qui a su toucher, surprendre ou émouvoir. Prix du public : désigné par vote des spectateurs, un hommage direct à l’impact ressenti par le public. Meilleur film amateur : pour encourager les jeunes talents et les nouvelles voix qui feront la montagne de demain. Au-delà de l’écran : ateliers, échanges et empowerment Avec 18 ateliers répartis sur quatre jours , le festival devient un véritable espace d’empowerment et de création : réalisation de films, pratiques sportives, débats sur les enjeux sociaux et environnementaux. Le camp de base , installé chez Art by Friends, est un lieu de convivialité et de partage, où bénévoles, artistes et spectateurs se rencontrent pour échanger expériences et inspirations. La fondatrice explique : « Nous avons voulu que le festival soit 100 % accessible, avec sous-titres et interprétation en langue des signes, parce qu’on ne peut pas parler d’inclusion sans le mettre en pratique. Nous faisons attention à chaque détail : des lieux accessibles, des activités ouvertes à toutes et tous, et des partenaires engagés localement. » « En parallèle, nous veillons à limiter notre empreinte écologique et à sensibiliser le public à la fragilité des milieux montagnards. Pour nous, l’égalité et le lien à la nature passent par la cohérence de nos actions au quotidien. » Chaque rencontre, atelier et discussion contribue à bâtir une communauté vivante et engagée , où la montagne n’est plus seulement un décor, mais un vecteur d’action, de solidarité et d’inspiration. Festival Femme en Montagne Une montagne pour toutes et tous Accessibilité, inclusion et environnement : ce sont les piliers du festival. Avec des tarifs abordables — 10 € par projection et 25 € pour un pass en ligne — et une plateforme numérique disponible jusqu’au 5 janvier, le festival rend la montagne et ses récits accessibles au plus grand nombre. Une attention particulière est également portée aux personnes sourdes et malentendantes , avec de nombreuses projections et ateliers accessibles grâce à l’interprétation en LSF. Les collaborations avec des associations comme Mountain Sisters , Girls to the Top , Protect Our Winters ou Lead the Climb renforcent ce tissu inclusif et engagé. Enfin, le festival intègre une réflexion écologique : sensibiliser le public à la fragilité des milieux montagnards et à l’importance de préserver cet environnement pour les générations futures est au cœur de son action. Conclusion : grimper ensemble pour réinventer la montagne Femmes en Montagne n’est pas qu’un festival. C’est une invitation à repenser la montagne, à s’inspirer des parcours des autres, à se dépasser et à célébrer la mixité . « Le festival n’est qu’un point de départ ; l’enjeu, c’est de faire durer le mouvement toute l’année » Il nous rappelle que chaque sommet est accessible quand on grimpe ensemble, que chaque récit féminin compte particulièrement, et que les grands espaces sont des terrains de liberté et de transformation. « Osez prendre votre place. Même si vous n’avez pas le modèle, même si on vous dit que “ce n’est pas pour vous”. La montagne n’appartient à personne, et surtout pas à un genre. Et surtout, entourez-vous : on avance toujours mieux ensemble. » Que vous soyez spectateur·rice, pratiquant·e de montagne ou simplement curieux·se, Annecy et sa montagne vous attendent pour célébrer ces histoires, apprendre, partager et rêver. Et pour celles et ceux qui ne peuvent se déplacer, le pass en ligne permet de (re)vivre cette expérience unique depuis chez soi, confortablement installé dans son canapé. Le festival 2025 ouvre ainsi une voie nouvelle : celle d’une montagne inclusive, inspirante et engagée , où chacun·e peut trouver sa place et oser ses propres ascensions, dans la vie comme sur les sommets. ➡️À retenir Dates : 13 au 16 novembre 2025 Lieu : Annecy (salles Pierre Lamy et auditorium de Seynod) Pass en ligne : disponible jusqu’au 5 janvier 2026 Tarifs : 10 € par projection / 25 € pass en ligne Films en compétition : professionnels, amateurs, animation Ateliers : 18 ateliers sur 4 jours, ouverts à tous et toutes Accessibilité : interprétation LSF, sous-titres, lieux adaptés Teaser 2025 ✍️ : Théo de GrimpActu
- Interview exclusive : Laura Rogora revient sur son 8c+ à vue historique aux Gorges du Loup
🇮🇹 Versione italiana disponibile in fondo all’articolo « Je n’avais jamais imaginé réussir un 8c+ à vue » Il y a quelques jours, nous vous annoncions le premier 8c+ à vue féminin de l’histoire. C’est la grimpeuse italienne Laura Rogora qui a signé cet exploit majeur, en enchaînant la voie Ultimate Sacrifice aux Gorges du Loup , lors d’une journée tout simplement exceptionnelle. Quelques jours après cette performance historique, elle a accepté de répondre à nos questions. Dans cet entretien exclusif, Laura revient sur les moments clés de l’ascension, sa gestion de la pression, son équilibre entre falaise et compétition, et ses ambitions pour l’avenir. Tu es la première femme à avoir enchaîné un 8c+ à vue. Que ressens-tu en y repensant ? Je me suis sentie satisfaite… et un peu incrédule. Honnêtement, je n’avais jamais imaginé que je pouvais vraiment réussir un 8c+ à vue. Avais-tu ciblé Ultimate Sacrifice dès ton arrivée aux Gorges du Loup, ou l’essai s’est-il décidé sur le moment ? En fait, l’idée est venue après quelques jours là-bas. J’avais repéré cette voie qui ajoute un 8b de 10 mouvements à un 8c. Au départ, je pensais tenter le 8c à vue, mais j’ai décidé de partir du bas avec le 8b. Si je chutais dans le début, je pourrais toujours retenter le 8c à vue. Mais comme l’endurance est mon point fort, je savais que si je passais cette première section intense, j’aurais une vraie chance. Raconte-nous cette ascension dans le détail, du moment où tu mets tes chaussons au relais final l’ancrage. Sur la première partie en 8b, j’étais assez détendue : je n’avais rien à perdre. Ce n’était pas mon style — c’est court et taillé — donc je m’attendais à avoir du mal. J’ai failli tomber deux fois. Quand j’ai passé cette section, j’ai commencé à stresser un peu, car j’ai compris que j’avais une vraie chance. J’ai grimpé proprement jusqu’au crux final, mais j’ai raté des prises à droite et fait une erreur de lecture. Heureusement, je m’en suis rendue compte à temps et j’ai pu revenir en arrière pour changer la méthode. Tu dis avoir failli tomber deux fois. Qu’est-ce qui a fait la différence dans ces moments critiques : la force, la lucidité ou l’expérience ? Je pense que c’est un mélange de tout… et un peu de chance. Comment gères-tu mentalement la pression d’un essai à vue à ce niveau ? Sur le rocher, le défi est seulement avec moi-même, et j’aime cette pression avant de me lancer. @IFSC Ton expérience en compétition t’aide-t-elle dans ces moments où chaque mouvement compte ? Oui, énormément. La pression que tu dois gérer lors des grosses compétitions est bien plus forte que celle que tu ressens en falaise. Tu sembles avoir trouvé un bon équilibre cette saison entre compétition et falaise. Comment fais-tu ? Je sépare les deux. Pendant la saison de compétition, je me consacre à l’entraînement indoor. Ensuite, une fois la saison finie, je me réserve du temps pour grimper dehors. Cette année, il y avait une longue pause entre deux étapes de Coupe du monde, alors j’ai pris une semaine pour aller en falaise avant de reprendre l’entraînement pour Koper et les Mondiaux. Je ne m’entraîne jamais spécifiquement pour l’extérieur — l’entraînement compète suffit largement. Tu es actuellement 3ᵉ au classement provisoire de la Coupe du monde, avec deux podiums. Comment expliques-tu ta régularité cette saison ? C’est probablement un moment où je me sens bien physiquement, et où je gère mieux mentalement les compétitions. Avant, quand j’étais en forme physiquement, je ressentais beaucoup plus la pression. Erin McNeice et Chaehyun Seo sont tes concurrentes directes. Comment vis-tu cette rivalité ? Le niveau augmente chaque année, et je trouve ça vraiment motivant. Si tu devais choisir : un titre en Coupe du monde ou réussir un 9a à vue ? Titre en Coupe du monde. Enfin, si tu pouvais parler à la Laura de 14 ans qui venait tout juste de faire son premier 9a, tu lui dirais quoi ? Crois en tes rêves… et profite de chaque moment en escalade. 🔗 À lire également : ➡️ Son ascension historique à vue du 8c+ aux Gorges du Loup : Ici. @Niccolò pieri Versione italiana Intervista esclusiva: Laura Rogora racconta il suo storico 8c+ a vista alle Gorges du Loup « Non avrei mai immaginato di riuscire a fare un 8c+ a vista » Qualche giorno fa vi abbiamo annunciato il primo 8c+ a vista femminile della storia. L'autrice di questa straordinaria impresa è l'arrampicatrice italiana Laura Rogora, che ha concatenato la via Ultimate Sacrifice alle Gorges du Loup in una giornata semplicemente eccezionale. Pochi giorni dopo questa storica prestazione, Laura ha accettato di rispondere alle nostre domande. In questa intervista esclusiva, ripercorre i momenti chiave della salita, la gestione della pressione, l’equilibrio tra falesia e competizioni, e le sue ambizioni per il futuro. Intervista a Laura Rogora Sei la prima donna ad aver salito un 8c+ a vista. Cosa provi ripensandoci? Mi sono sentita soddisfatta… e un po’ incredula. Onestamente, non avrei mai immaginato di poter davvero riuscire a fare un 8c+ a vista. Avevi puntato Ultimate Sacrifice fin dal tuo arrivo alle Gorges du Loup, oppure è stata una decisione improvvisa? In realtà, l’idea è nata dopo qualche giorno lì. Avevo notato questa via che aggiunge un 8b di dieci movimenti a un 8c. All’inizio pensavo di provare il tratto da 8c a vista, ma poi ho deciso di partire dal basso, includendo anche l’8b. Se fossi caduta nella prima parte, avrei comunque potuto riprovare il tratto da 8c a vista. Ma siccome la resistenza è il mio punto forte, sapevo che se avessi superato quella sezione intensa iniziale, avrei avuto una vera possibilità. Raccontaci questa salita nel dettaglio, dal momento in cui hai messo le scarpette fino all’ancoraggio finale. Nella prima parte, l’8b, ero abbastanza rilassata: non avevo niente da perdere. Non era il mio stile — era corta e scavata — quindi mi aspettavo di avere difficoltà. Ho rischiato di cadere due volte. Quando ho superato quella sezione, ho iniziato a sentire un po’ di pressione, perché ho capito che avevo una vera occasione. Ho scalato pulito fino al crux finale, ma ho sbagliato presa a destra e ho fatto un errore di lettura. Per fortuna me ne sono accorta in tempo e sono riuscita a tornare indietro e cambiare metodo. Dici di essere quasi caduta due volte. Cosa ha fatto la differenza in quei momenti critici: la forza, la lucidità o l’esperienza? Penso sia stato un mix di tutto… e anche un po’ di fortuna. Come gestisci mentalmente la pressione di un tentativo a vista a questo livello? In falesia, la sfida è solo con me stessa, e mi piace quella pressione prima di partire. La tua esperienza in competizione ti aiuta in quei momenti in cui ogni movimento conta? Sì, tantissimo. La pressione che devi gestire durante le grandi competizioni è molto più forte rispetto a quella che senti in falesia. Sembri aver trovato un buon equilibrio quest’anno tra gare e falesia. Come ci riesci? Tengo le due cose separate. Durante la stagione delle gare mi dedico esclusivamente all’allenamento indoor. Poi, quando la stagione finisce, mi ritaglio del tempo per scalare all’aperto. Quest’anno c’è stata una lunga pausa tra due tappe di Coppa del Mondo, così ho preso una settimana per andare in falesia prima di tornare ad allenarmi per Koper e i Mondiali. Non mi alleno mai specificamente per la roccia — la preparazione per le gare è più che sufficiente. Sei attualmente terza nella classifica provvisoria di Coppa del Mondo, con due podi. Come spieghi questa costanza quest’anno? Probabilmente è un momento in cui mi sento bene fisicamente, e riesco a gestire meglio mentalmente le gare. Prima, quando ero in forma fisicamente, sentivo molto di più la pressione. Erin McNeice e Chaehyun Seo sono le tue dirette rivali. Come vivi questa rivalità? Il livello aumenta ogni anno, e lo trovo davvero motivante. Se dovessi scegliere: un titolo di Coppa del Mondo o un 9a a vista? Titolo di Coppa del Mondo. Infine, se potessi parlare alla Laura di 14 anni che aveva appena fatto il suo primo 9a, cosa le diresti? Credi nei tuoi sogni… e goditi ogni momento dell’arrampicata. 🔗 Leggi anche: ➡️ La sua storica salita a vista dell’8c+ alle Gorges du Loup: Qui . 💬 : Laura Rogora ✍️ : Théo de GrimpActu
- La Palestra de Buenos Aires : quand un patrimoine de l’escalade se retrouve en péril
Au cœur du Cenard, le Centre National de Hautes Performances Sportives de Buenos Aires, se dresse un mur pas comme les autres. Ce n’est ni une salle d’entraînement ni un décor de béton : c’est une montagne en miniature , une mémoire de pierre où des générations de grimpeurs ont appris à dompter le vide. Sur ses 2 400 m² de parois d’ardoise , chaque fissure raconte une histoire. Celle de l’effort, de la solidarité, de l’Argentine verticale. Mais aujourd’hui, ce joyau unique est menacé de disparition — et, avec lui, tout un pan de l’identité sportive et culturelle de Buenos Aires. La Palestra de Buenos Aires, joyau du Cenard depuis 1982 Une infrastructure unique au monde Construite en 1982 grâce à l’initiative du Centro Andino Buenos Aires (CABA) et aux fonds publics du Secrétariat national aux Sports, La Palestra Nacional de Andinismo est un lieu sans équivalent. Son architecture — un savant mélange de béton moulé et de pierres naturelles importées de San Luis — recrée fidèlement les sensations de la falaise. Ici, les prises ne sont pas en plastique : elles sont taillées dans la roche, usées par des milliers de mains. « Ce n’est pas seulement un mur. C’est là qu’on apprend à respecter la montagne, à se protéger et à former une communauté », résume Julia Marincovich , du Centro Andino. Chaque semaine, 500 à 700 grimpeurs s’y entraînent : amateurs, guides, pompiers, militaires et secouristes. Tous viennent pour ce que la Palestra offre de plus rare :un lieu d'entraînement réaliste , à la fois exigeante et bienveillante, où l’on apprend la sécurité, la patience et l’humilité. Une menace venue du béton Depuis plusieurs années, la Palestra se trouve au cœur d’un conflit urbain . Le projet d’élargissement du pont Labruna et la construction du Parque de la Innovación prévoient de raser le site pour faire place à une voie rapide. Derrière les plans d’aménagement, la logique est implacable : plus de circulation, plus de modernité, moins d’espace pour le patrimoine vivant. Mais pour la communauté des grimpeurs, la perte serait irréparable. La Palestra ne se remplace pas. Le gouvernement local promet bien un nouveau mur à Villa Soldati — plus petit, plus artificiel, plus éloigné — mais la proposition fait l’unanimité contre elle. « Les prises de salle ne remplacent pas la vraie pierre. Ce n’est pas un remplacement, c’est un compromis dangereux pour la formation et la sécurité », alerte Fabricio Gatti , instructeur à la Palestra. Les grimpeurs manifestent pour sauver leur patrimoine Un combat judiciaire et symbolique Depuis 2019, le CABA a engagé un long bras de fer juridique contre la municipalité. La situation est complexe : le terrain relève désormais de la juridiction locale, mais la structure reste propriété de l’État national. Une cession controversée, menée sans consultation complète, a ouvert la voie à la démolition. En mai 2025, un juge a ordonné la suspension provisoire des travaux, exigeant que toute reconstruction conserve les caractéristiques originales du mur. Mais la bataille n’est pas terminée : les associations redoutent un passage en force, ou une décision tardive qui laisserait place aux bulldozers. Pendant ce temps, les grimpeurs s’organisent :– marches dans les rues de Núñez,– banderoles « La Pale no se toca »,– pétitions rassemblant plus de 4 500 signatures ,– relais médiatiques internationaux. La mobilisation est devenue un symbole : celui d’une communauté unie face à la logique du béton. Une culture née de la brique Avant La Palestra, il y eut les ladrilleros. Dans les années 1950, les membres du Centro Andino s’entraînaient sur des murs de briques improvisés. De cette époque pionnière reste une mentalité : l’ingéniosité, la débrouille, la transmission. Quand Julio Corradi convainquit l’État, en 1982, de financer une « falaise artificielle » à Buenos Aires, c’était autant un acte de passion que de résistance. Chaque pierre d’ardoise fut posée à la main — un chantier artisanal et collectif , devenu monument d’enseignement. Un outil de formation irremplaçable La Palestra ne sert pas seulement aux grimpeurs. C’est un véritable centre de formation professionnelle pour les forces de sécurité, les pompiers et les guides de montagne. Nulle part ailleurs en Argentine, on ne retrouve une telle combinaison de réalisme, de sécurité et de diversité technique. Les manœuvres de sauvetage, la pose d’ancrages naturels, les rappels, les auto-sauvetages — tout s’y apprend. « Quand tu arrives à El Chaltén et que tu trouves une fissure, tu es confiant, parce que tu as déjà grimpé les mêmes situations ici, à Buenos Aires », explique Fabricio Gatti . Supprimer ce lieu, c’est couper la chaîne de transmission entre la ville et la montagne, entre la théorie et l’expérience. Un mur, un symbole Sur les dalles grises du Cenard, les enfants apprennent encore à s’encorder. Les anciens transmettent leurs gestes, leurs récits, leur éthique. Et, face à l’incertitude, une seule certitude demeure : l’esprit de la Palestra — cette alliance entre effort, fraternité et respect du rocher — ne disparaîtra pas. Peut-être qu’un jour, le béton du pont passera au-dessus d’elle. Mais tant qu’il restera une main posée sur sa pierre, La Palestra continuera de vivre. 🔹 Pour soutenir la préservation de la Palestra et signer la pétition, rendez-vous ici La Palestra de Buenos Aires, joyau du Cenard depuis 1982 Sources : Centro Andino Buenos Aires (CABA), Climbing Magazine (octobre 2025), Change.org – « Salvemos la Palestra Nacional de Andinismo ». Les citations ont été traduites et adaptées afin d’en préserver le sens et l’authenticité. ✍️: Théo de GrimpActu
- Para Escalade 2025 : une saison légendaire qui hisse la discipline vers l’avenir
Une année charnière qui redéfinit la discipline et prépare l’avenir paralympique. Il y a des saisons qui marquent un sport. Des années où tout s’aligne — la passion, le niveau, la diversité, l’émotion. 2025 restera comme celle où la para escalade a changé d’échelle. De Salt Lake City à Séoul, en passant par Innsbruck et Laval, les murs du monde entier ont vibré au rythme d’une même énergie : celle du dépassement. Plus d’athlètes, plus de nations, plus d’histoires humaines. Jamais la discipline n’avait autant incarné l’essence même de la grimpe : défier la gravité, mais surtout se révéler soi-même. @IFSC Un calendrier sous haute tension : la saison de tous les records Le calendrier 2025 a mis à l’épreuve aussi bien les corps que les esprits. Trois étapes de Coupe du Monde — Salt Lake City (États-Unis), Innsbruck (Autriche) et Laval (France) — ont rassemblé 303 athlètes, un record absolu. Et comme un sommet final, le Championnat du Monde IFSC de Séoul a réuni 189 grimpeurs issus de 29 nations : un événement historique pour la discipline. Ce n’est pas un simple hasard. Cette explosion de participation reflète la maturité croissante du mouvement de la para escalade. Année après année, les fédérations, les clubs et les bénévoles ont façonné un environnement où chaque athlète, quelle que soit sa différence, trouve désormais sa voie, son style, son mur. Pour la première fois, les cinq continents étaient représentés, et la Chine comme la Corée du Sud ont fait leurs débuts à Séoul — symbole fort de l’ouverture du sport en Asie. L’année s’est d’ailleurs clôturée par un Para Climbing Master à Fukuoka (Japon), qui laisse entrevoir un futur circuit mondial encore plus vaste et équilibré. Et sur le plan sportif ? Le spectacle a été total : 19 des 20 catégories sportives ont pris part à la compétition mondiale, confirmant la richesse et la diversité de la communauté para grimpe. Des podiums qui racontent le monde Si le nombre de participants a explosé, la répartition des médailles a, elle aussi, marqué un tournant. 23 nations ont décroché au moins une médaille sur la saison de Coupe du Monde, un signe fort de l’équilibre compétitif atteint par la discipline. La France et les États-Unis ont mené la danse : 🇫🇷 France : 13 médailles d’or, 2 d’argent et 5 de bronze 🇺🇸 États-Unis : 12 d’or, 9 d’argent et 11 de bronze Derrière ce duo de tête, le Japon, l’Autriche, l’Allemagne, la Roumanie et l’Italie confirment leur progression, tandis que des nations comme l’Inde, le Brésil, la Norvège ou Israël signent leurs premières victoires historiques. Jamais la para escalade n’avait offert une telle diversité de drapeaux sur les podiums — un signe que le niveau se resserre et que la discipline s’universalise. Au Championnat du Monde de Séoul , le spectacle a été total : 🥇 États-Unis : 5 ors, 2 argents, 5 bronzes 🥈 Japon : 4 ors, 3 argents, 3 bronzes 🥉 France : 4 ors, 3 bronzes @IFSC L’esprit de la para escalade : entre technicité et humanité Au cœur de cette saison exceptionnelle, c’est avant tout l’esprit de la para escalade qui a rayonné. Les athlètes, qu’ils évoluent dans les catégories visuelles, physiques ou neurologiques, partagent tous une même philosophie : celle de l’adaptation et du dépassement. Sur le mur, la performance se mesure autant en centimètres qu’en émotions. Chaque geste est une leçon d’équilibre entre précision et puissance, chaque prise un rappel que l’impossible n’est qu’une perception. Les entraîneurs et équipes techniques ont également joué un rôle clé. À mesure que le niveau s’élève, la préparation devient plus fine, la lecture des voies plus stratégique. La para escalade n’est plus seulement une déclinaison de l’escalade traditionnelle : c’est une discipline à part entière , avec ses codes, ses héros et sa culture propre. 2025 : tremplin vers les Jeux Paralympiques de Los Angeles 2028 Le moment que toute la communauté attendait est enfin arrivé : en juin, l’International Paralympic Committee (IPC) a officialisé l’entrée de la para escalade aux Jeux Paralympiques de Los Angeles 2028. ➡️ Pour lire notre article complet sur la para escalade aux Jeux Paralympiques 2028, c’est par ici ! Huit épreuves, 80 athlètes, un seul mur — le même que celui des Jeux Olympiques. Un symbole fort, presque poétique : celui d’un sport qui efface les frontières entre capacité et handicap, entre défi et passion. Pour les athlètes, c’est l’aboutissement d’années d’efforts. Pour la communauté, une reconnaissance historique. Et pour le public, la promesse d’un spectacle d’une intensité rare : l’expression pure du mental, du mouvement et de la persévérance. Pierre You, vice-président de l’IFSC, a résumé l’émotion de cette saison en une phrase : « Ce que nous avons vécu cette année est tout simplement extraordinaire. La para escalade a atteint un nouveau sommet — non seulement en participation et en performance, mais aussi en engagement mondial. » La saison 2025 aura été bien plus qu’une suite de compétitions : un manifeste pour l’avenir. La para escalade n’est plus une annexe du sport, elle en devient un pilier, une source d’inspiration et un miroir de ce que la grimpe a de plus humain. @IFSC ✍️: Théo de GrimpActu.
- Harnais Beal MORPHEUS, TRINITY, NEO & NEOKID : une nouvelle génération pensée pour grimper
En falaise ou en salle, sous le soleil ou face aux bourrasques, un harnais d’escalade n’est pas qu’un simple accessoire : c’est une extension du corps. Alors quand Beal promet une évolution avec une gamme confort, design, morpho-inclusive et technique , forcément, on s’équipe et on part grimper. Fini les harnais rigides, tous pareils, sans personnalité. Beal casse les codes avec une nouvelle gamme complète de baudrier, pensée pour tous les corps, tous les styles, et toutes les envies. Morpheus , Trinity , Neo et Neokid : quatre modèles pour quatre approches de l’escalade, avec un même ADN. Du baudrier haut de gamme au modèle milieu de gamme, en passant par un harnais pour débutants ou grimpeurs occasionnels, jusqu’au baudrier spécialement conçu pour les enfants : tous combinent confort, légèreté, technicité et un vrai soin porté au design. On les a tous testés sur le mur et le rocher, voici ce qu’on a ressenti. Sommaire Morpheus : le harnais haut de gamme, confort et style Trinity : le confort accessible, sans compromis Neo : grimpez léger, grimpez simple Neokid : le harnais pensé pour les enfants @BEAL MORPHEUS : Le harnais haut de gamme qui fait tout, avec style 💶Prix public : 87€ ⚖️Poids (S) : 310g Pensé pour les grimpeurs qui veulent un seul harnais pour tout faire, le Morpheus impressionne dès les premières secondes. En falaise dans le Vercors comme lors de séances longues en salle, il offre un confort exceptionnel. Son rembourrage épouse le corps sans créer de points de pression. Une vraie sensation de “seconde peau”. Côté réglages, trois boucles fluides et quatre tailles assurent un ajustement précis à chaque morphologie. Sans distinction de genre, simplement pensé pour s’adapter à tous. Avec ses couleurs affirmées et son look soigné, il détonne dans un monde souvent trop sobre. C’est un baudrier technique, oui, mais aussi esthétique et identitaire. ➡️ Ce qu’on a aimé : Confort absolu et soutien bien réparti Léger et robuste : 310g seulement en taille S Adapté à toutes les disciplines en salle comme en falaise TRINITY : Le confort accessible, sans compromis 💶Prix public : 73€ ⚖️Poids (S) : 332g Avec le Trinity , Beal propose un harnais à prix doux, mais riche en qualité. Utilisé lors de sessions dynamiques sur mur et en couenne dans le Vercors, il a su séduire par sa facilité d’ajustement et son confort immédiat. Trois boucles de réglage ultra-fluides, une coupe non genrée, et une répartition équilibrée sur deux sangles intégrées dans le padding : tout est pensé pour une grimpe naturelle et agréable, sans serrage, ni point dur. Disponible en vert intense ou rose corail, il affirme sa personnalité tout en restant épuré. Un harnais polyvalent, idéal pour progresser avec plaisir. ➡️ Ce qu’on a aimé : Confort constant : répartition harmonieuse sur les sangles internes Idéal en falaise comme en salle Design affirmé, sans surcharger NEO : Grimpez léger, grimpez simple 💶Prix public : 63€ — Poids : 375g (T1) Pensé pour ceux qui débutent ou grimpent de manière occasionnelle, le Neo mise tout sur la simplicité, la légèreté et le confort instantané. Et ça fonctionne. En salle comme en falaise école, il se règle en quelques secondes, s’enfile sans difficulté, et se fait oublier dès le premier mouvement. Grâce à ses 4 boucles de réglage et son rembourrage doux, il s’adapte parfaitement, été comme hiver. Le look vif et moderne (bleu/jaune) lui donne un petit supplément de style bienvenu, surtout pour les clubs ou les sorties entre amis. ➡️ Ce qu’on a aimé : Réglage fluide et précis avec ses 4 boucles Rembourrage ergonomique, agréable à porter même longtemps Adapté à toutes les morphos, sans distinction de genre Idéal en conditions variées, y compris avec plusieurs couches NEOKID : Le harnais qui donne envie de grimper 💶Prix public : 55€ Pensé pour les enfants, le Neokid transforme la mise en harnais en jeu. Enfilage rapide comme un vêtement, réglage ultra-simple, et un confort absolu une fois sur le mur : tout est fait pour que les plus jeunes se sentent autonomes et à l’aise. Testé en salle avec des enfants il a su les séduire. Le pontet contrasté aide à s’encorder sans erreur, les sangles sont douces, et les couleurs modernes plaisent aux jeunes grimpeurs. Résultat : plus de “j’ai mal” ou “je veux l’enlever”, ni de baudrier mis à l'envers. ➡️ Ce qu’on a aimé : Enfilage simple et ajustement express Pontet visuel pour s’encorder instinctivement Léger et agréable à porter toute la séance Design qui plaît aux enfants : moderne, fun et visible Cet article a été réalisé en collaboration avec la marque Beal, dans le cadre d’un partenariat rémunéré. ✍️ Théo de GrimpActu
- Harnais Petzl SAMA et SELENA : Confort, sécurité et performance pour toutes vos sessions d’escalade
Chez Petzl, on parle de harnais… mais il est bien question de baudrier ici ! En escalade, le harnais n’est pas juste un accessoire : c’est une vraie extension de votre corps. Il vous soutient, vous sécurise, et accompagne chacun de vos mouvements, que ce soit sur les murs de salle ou sur les falaises les plus exigeantes. Petzl propose une gamme pensée pour le confort, la technicité et la polyvalence, avec des modèles adaptés à toutes les morphologies et toutes les pratiques. Que vous soyez débutant, grimpeur régulier, ou adepte des grandes voies qui font battre le cœur, ces harnais savent se rendre indispensables. Dans cet article, nous allons vous présenter SAMA et SELENA , deux modèles qui se distinguent par leur ergonomie, leur confort et leur capacité à vous faire grimper avec plaisir, sans compromis. @Nicolas Vaillant Comment bien choisir son baudrier Petzl ? Quel que soit votre type de pratique, choisir son harnais peut sembler relever du casse-tête. Pourtant, avec la gamme actuelle, il est tout à fait possible de trouver le modèle qui correspond parfaitement à vos besoins… et même à vos petites manies de grimpeur. Que vous soyez plutôt falaise, salle, grande voie, ou un peu de tout, il y a forcément un baudrier fait pour vous. Souvent, on enfile son baudrier sans trop y penser, on se laisse séduire par le modèle le plus joli, le moins cher, ou celui que les copains utilisent. Et puis… surprise : le fameux “baudard” ne vous va pas forcément, et vous vous retrouvez à ressembler à un spationaute mal ajusté. C’est là qu’intervient la réflexion sérieuse sur le choix de votre harnais. Tous les baudriers sont des éléments de sécurité certifiés et testés selon les normes en vigueur. L’important, c’est donc de choisir la bonne taille : le reste, c’est du confort et des fonctionnalités supplémentaires. Le confort, c’est avant tout une question de conception : le rembourrage autour de la ceinture et des cuisses, la souplesse des matériaux, et la disposition des sangles permettent de rester à l’aise même lors de longues sessions, en grande voie ou en rappel. Les réglages jouent aussi un rôle clé : plus il y en a, plus le harnais sera polyvalent et adaptable à différentes morphologies ou tenues, mais souvent un peu plus lourd. À l’inverse, un modèle plus simple sera léger et performant, idéal pour les grimpeurs soucieux de rapidité et de simplicité. Enfin, les porte-matériel ne sont pas à négliger. Pour la salle ou l’escalade sportive, quelques dégaines suffisent et des porte-matériel compacts feront parfaitement l’affaire. Si vous pratiquez régulièrement l’escalade, que ce soit en couennes, en grandes voies, ou à la salle, des harnais plus orientés vers la pratique sportive se proposent à vous, comme le Sama ou le Séléna . Ces modèles offrent des porte-matériel plus spacieux pour accueillir non seulement l’équipement indispensable, mais aussi quelques accessoires pratiques. De quoi grimper léger, en toute sécurité, et avec style. SAMA : le harnais confortable et polyvalent pour toutes vos sessions 💶Prix public : 79,90 € Conçu pour accompagner tous les grimpeurs et grimpeuses, SAMA séduit par son confort immédiat et sa polyvalence. Disponible en plusieurs coloris, dont DARK GRAY avec motifs aléatoires, chaque harnais offre un look unique tout en restant polyvalent. En salle comme sur les falaises, la ceinture souple et les tours de cuisse élastiqués assurent un ajustement précis tout en laissant une totale liberté de mouvement. La FRAME Technology répartit la charge de manière optimale, et le tissu intérieur respirant permet de rester au sec et à l’aise même lors des longues sessions. Pensé pour transporter le matériel essentiel, SAMA dispose de quatre porte-matériel : deux rigides à l’avant pour clipper et déclipper les dégaines facilement, et deux plus souples à l’arrière qui ramènent naturellement le matériel vers l’avant et restent compatibles avec le port d’un sac à dos. L’anneau arrière accueille accessoires et équipements, du sac à magnésie à la corde de hissage. SAMA mise également sur l’éco-conception : ceinture et tours de cuisse sont en polyester 100 % recyclé, et sur la version DARK GRAY, les motifs aléatoires rendent chaque harnais unique. ➡️ Ce qu’on a aimé : Maintien confortable et liberté de mouvement remarquable Porte-matériel pratique et adaptable à toutes les situations Éco-conception et design unique pour chaque exemplaire SELENA : le harnais féminin confortable et technique 💶Prix public : 79,90 € Pensé pour la morphologie féminine, SELENA allie confort, maintien et technicité pour accompagner toutes vos sessions d’escalade, en salle comme sur falaise. La ceinture et les tours de cuisse ont été spécialement ajustés pour épouser naturellement les formes, offrant un maintien optimal et une grande fluidité de mouvements. La FRAME Technology répartit efficacement la charge, et le tissu intérieur respirant assure une bonne évacuation de l’humidité, pour rester au sec et à l’aise tout au long de la session. Disponible en plusieurs coloris, dont ROSE avec motifs aléatoires, chaque harnais allie style et unicité. Les quatre porte-matériel ont été étudiés pour suivre vos besoins : deux rigides à l’avant pour un clippage et déclippage rapide des dégaines, et deux souples à l’arrière qui ramènent le matériel vers l’avant et restent compatibles avec un sac à dos. L’anneau arrière accueille divers accessoires, et le harnais est compatible avec le CARITOOL EVO pour transporter broches à glace ou autres équipements supplémentaires. Comme SAMA, SELENA mise sur l’éco-conception : ceinture et tours de cuisse sont en polyester 100 % recyclé, et chaque exemplaire présente des motifs aléatoires uniques. ➡️ Ce qu’on a aimé : Maintien parfaitement adapté à la morphologie féminine Amplitude naturelle des mouvements et confort longue durée Porte-matériel bien pensé et compatible avec sac à dos et accessoires Éco-conception et design unique pour chaque exemplaire Cet article a été réalisé en collaboration avec la marque Petzl, dans le cadre d’un partenariat rémunéré. ✍️: Théo de GrimpActu
- Check-list de rentrée escalade : l’équipement idéal avec Beal
Souvenez-vous… ce parfum de rentrée qui flottait dans l’air , les soirées qui se rafraichissent, vos parents qui vous disent de reprendre un rythme, le bruit des crayons qu’on taille pour qu’ils soient impeccables, et ce frisson à l’idée de découvrir vos camarades et vos nouveaux cahiers soigneusement rangés dans votre sac. Chaque objet avait son importance : la trousse organisée, le stylo préféré en première ligne, le cahier de maths prêt à accueillir vos notes… C’était plus qu’une simple préparation, c’était un petit rituel, un moment chargé de promesses pour l’année à venir. Pour les grimpeurs, la rentrée a un goût similaire. Préparer son sac d’escalade, vérifier chaque mousqueton, ajuster son baudrier, plier sa corde… Chaque détail compte, et chacun se prépare à une année pleine d’aventures et de moments incroyables. Nous avons donc concocté pour vous, avec BEAL, la liste parfaite pour votre nouvelle ou première année d’escalade : de quoi être autonome, organisé et grimper en toute sécurité. Préparer son sac, comme à l’école mais version grimpeur Avant de partir affronter les murs, les prises en résine ou la falaise, il y a ce petit rituel qui fait toute la différence : vérifier que rien ne manque, que tout est à sa place, que votre sac est prêt pour l’aventure. Un peu comme cocher sa liste de fournitures avant le premier jour de classe, mais ici, chaque élément compte pour grimper en sécurité et avec plaisir. Voici la checklist idéale pour votre rentrée d’escalade , soigneusement préparée avec BEAL : Sac Corde Baudrier Assureur Casque Dégaines Petits accessoires COMBI II – le sac à corde pratique et malin Le Combi II est le compagnon idéal pour transporter votre corde et tout votre matériel. Sa bâche intégrée protège la corde de la saleté, l’ouverture frontale facilite l’accès rapide aux objets dont vous avez besoin, et les bretelles ergonomiques rendent son portage confortable, même après une longue journée. Bref, tout est pensé pour que votre sac devienne votre allié fidèle, sans effort. ZENITH 9.5 MM – légère et maniable La ZENITH 9.5 MM se glisse avec fluidité dans les mousquetons et rend le clippage simple et naturel. Elle allie légèreté et maniabilité, parfaite pour ceux qui veulent se concentrer sur leurs mouvements et profiter de chaque instant en falaise, sans se préoccuper de la corde. MORPHEUS – le baudrier seconde peau MORPHEUS épouse votre corps comme une seconde peau. Son padding athlétique libère les points de pression, les boucles ergonomiques permettent un encordement instinctif, et l’ajustement précis assure un confort optimal. Polyvalent et léger, il suit toutes vos pratiques, de l’escalade sportive à l’alpinisme, sans jamais gêner vos mouvements. BIRDIE – l’assureur intuitif Avec le Birdie , chaque mouvement devient plus sûr. Son design compact et ergonomique permet un freinage assisté et une manipulation intuitive, que vous soyez en tête ou en moulinette. Il inspire confiance dès les premières utilisations, pour que vous puissiez profiter de l’ascension l’esprit libre. INDY – léger, sûr et confortable Le casque Indy se fait oublier sur votre tête grâce à son poids plume et sa ventilation optimale. Sa coque protège efficacement votre crâne tout en offrant un confort durable. Les crochets intégrés permettent d’y fixer une lampe, idéal pour les sorties longues en falaise ou en montagne. ZEST QUICKDRAW – le clippage facilité Les dégaines ZEST QUICKDRAW rendent chaque mouvement plus simple : clippage rapide, mousquetons ergonomiques et système Rubiner pour éviter qu’ils ne se retournent. Un petit détail qui fait toute la différence quand on veut grimper en toute fluidité. Les indispensables complémentaires Enfin, quelques accessoires rendent votre sac complet : le sac à magnésie COCOON , la longe EXPRESSO FIT . Avec cette checklist, votre sac est prêt, votre matériel en ordre et votre esprit serein. Il ne reste plus qu’à grimper, explorer de nouvelles voies et profiter pleinement de l'activité. ➡️ Pour retrouver tous les produits de la marque française BEAL , et compléter votre équipement selon vos besoins, rendez-vous sur leur site officiel : BEAL France. Cet article a été réalisé en collaboration avec la marque Beal, dans le cadre d’un partenariat rémunéré. ✍️: Théo de GrimpActu 📸 : BEAL
- CRUX : les barres énergétiques et protéinées pensées pour les sportifs exigeants
Et si la performance commençait avant même le premier mouvement sur le mur ? Entre encas improvisés et barres trop sucrées avalées à la va-vite, chaque grimpeur connaît ce dilemme : « Qu’est-ce que je mange avant de grimper ? » C’est de cette question, simple mais universelle, qu’est née Crux, la première marque française de nutrition pensée spécialement pour les grimpeurs. Déjà, de nombreux athlètes de haut niveau font confiance aux barres Crux lors de leurs compétitions et entraînements, preuve de leur efficacité et de leur qualité. Des grimpeurs avant d’être entrepreneurs Derrière Crux, il y a Margaux Leroy et Valentin Decarnin, deux ingénieurs en agroalimentaire… mais surtout deux passionnés de grimpe. Après plusieurs années à chercher quoi manger avant leurs séances, ils décident d’unir leur double expertise : la nutrition et l’escalade pour créer une marque qui leur ressemble : exigeante, naturelle et profondément humaine. De leurs soirées de R&D improvisées à leurs tests en falaise, Crux s’est façonné avec patience et exigence. “Faire mieux, même si c’est plus long. Faire juste, même si ça demande plus d’efforts.” Cette phrase résume parfaitement leur philosophie. @CRUX Enfin une nutrition saine et engagée Dans un monde où la nutrition sportive est souvent standardisée et pas adaptée à l’escalade, Crux propose une alternative sur mesure. Leur promesse ? Des produits performants, digestes, naturels et gourmands. Les barres énergétiques – l’élan avant le crux Pensées pour être consommées avant ou pendant l’effort, elles offrent une énergie stable et durable sans jamais alourdir. À base de pâte de dattes, elles évitent le pic de glycémie et la baisse de régime en milieu de séance. Trois saveurs franches et naturelles : Citron-Amande Framboise-Noix du Brésil Cacao-Vanille Pas de sucre ajouté, pas d’arôme artificiel, pas d’additif. Juste le goût authentique des fruits, des noix et du chocolat. @CRUX Les barres protéinées – la récompense après la perf Après la séance, place à la récupération. Les barres protéinées Crux, composées de 30 % de protéines et 10 % de fibres, combinent performance et plaisir. Deux associations gourmandes : Noisette-Chocolat Cacahuète-Chocolat Leur texture croustillante et le chocolat noir équitable en font des compagnons parfaits pour réparer les fibres musculaires… et se faire plaisir sans culpabilité. ➡️ Pour retrouver les produits de la marque Crux rendez vous sur leur site internet : https://www.crux-nutrition.fr/ @CRUX Les valeurs Crux : authenticité, excellence et communauté Chez Crux, la qualité n’est pas un argument marketing, c’est un engagement. Chaque recette est conçue avec une exigence rare : ingrédients biologiques dès que possible, traçabilité maîtrisée, et sélection rigoureuse des matières premières de la vanille Bourbon de Madagascar au chocolat noir bio et équitable. Mais Crux, c’est aussi une aventure humaine, née dans les salles et les falaises françaises. Les produits sont testés et améliorés avec l’aide d’athlètes, de salles partenaires et de grimpeurs du quotidien. Cette proximité crée un cercle vertueux : une marque faite par la communauté, pour la communauté. « Franchement, chapeau ! Se lancer dans ce créneau, c’est culotté… et surtout courageux. Réussir à combiner qualité, équilibre nutritionnel et une vraie éthique, c’est rare. En tant qu’athlète, coach d’escalade et consultant en nutrition sportive, je suis particulièrement sensible à ce genre d’initiative. J’aime le goût, j’aime l’image, j’aime la composition, j’aime avoir de l’énergie, j’aime être en bonne santé… Pour moi, Crux a clairement sa place dans le quotidien de ceux qui recherchent santé, performance et sens. Beau travail, sincèrement. Gamba ! » - Pierre Le Cerf Athlète. Même le design des packagings traduit cette passion commune : couleurs inspirées des niveaux de grimpe, références aux grandes voies mythiques, graphismes sobres et élégants. Chaque détail parle le langage des grimpeurs. @CRUX Engagement environnemental et fabrication locale Chez Crux, l’éthique n’est pas une tendance, mais une conviction. Toute la production est réalisée en France, et chaque choix logistique vise à réduire l’impact environnemental. Les présentoirs professionnels sont fabriqués en bois européen à Valence, les cartons d’expédition sont réemployés, et les textiles Crux (t-shirts, packagings, sérigraphies) sont produits localement avec des matériaux durables. En adhérant au mouvement 1 % for the Planet, Crux reverse 1 % de son chiffre d’affaires à des associations environnementales agréées choisies par les consommateurs eux-mêmes. Une démarche cohérente qui relie la marque à la nature qu’elle célèbre : celle des falaises, des forêts et des montagnes où nous grimpons. “Nous pensons localement, pour un impact globalement positif.” Une phrase simple, mais puissante. Soutenir Crux et rejoindre la communauté Le lancement de Crux ne se limite pas à la mise sur le marché de barres énergétiques et protéinées de qualité. Aujourd’hui, tout commence avec vous. La marque vient de lancer sa campagne de financement participatif sur Ulule, une opportunité unique pour la communauté des grimpeurs de s’impliquer dès le départ. Chaque contribution n’est pas seulement un soutien financier : c’est une façon de participer à la création d’une marque pensée pour et par les grimpeurs, de donner son avis, de tester les produits en avant-première et de faire partie de l’aventure Crux. Demain, Crux souhaite élargir sa gamme (snacking, hydratation, recovery) et renforcer sa présence dans les salles et shops spécialisés, tout en restant fidèle à ses valeurs : authenticité, proximité et passion pour la grimpe. Chaque soutien compte. Précommander sur Ulule, c’est rejoindre la communauté Crux, aider à construire une nutrition saine et durable, et grimper ensemble vers l’excellence. ➡️ Pour retrouver les produits de la marque Crux rendez vous sur leur site internet : https://www.crux-nutrition.fr/ 🪨À retenir : Des barres 100 % naturelles, sans additifs ni arômes. Une fabrication française, locale et responsable. Un engagement environnemental concret (1 % for the Planet, réduction des déchets). Une marque née de la passion, ancrée dans la communauté des grimpeurs. @CRUX Cet article a été réalisé en collaboration avec la marque CRUX, dans le cadre d’un partenariat rémunéré. ✍️: Théo GrimpActu.
- L’escalade comme acte de résistance et de solidarité : Refugees Rock
Pour beaucoup de personnes réfugiées ou demandeuses d’asile, arriver au Royaume-Uni n’est pas la fin du voyage. Vivre avec seulement 7 livres par jour, sans droit de travailler et dans l’attente d’une décision sur leur avenir, transforme chaque journée en lutte pour la dignité et le bien-être. Dans un monde où les frontières se ferment et où les mots « réfugié » ou « demandeur d’asile » suscitent souvent méfiance et peur, Refugees Rock choisit l’ouverture et la solidarité. À travers tout le Royaume-Uni, cette association d’escalade transforme les murs en espaces de rencontre, de confiance et d’appartenance, où chacun, quelles que soient ses origines ou son histoire, peut retrouver un peu de joie et de liberté. @Refugees Rock Une communauté qui unit au-delà des murs Ce qui fait la force de Refugees Rock, ce n’est pas seulement l’escalade, mais la communauté qu’elle crée . Des réfugiés et des locaux se rencontrent, s’encouragent et se soutiennent, peu importe la langue, l’âge ou le niveau. Sur le mur, chacun grimpe à son rythme, partage ses réussites et apprend à se relever après chaque chute. Aujourd’hui, plus de 500 grimpeurs participent régulièrement à des sessions dans 11 villes du Royaume-Uni, de Liverpool à Édimbourg. Ces groupes sont animés par des bénévoles passionnés, les Boulder Buddies , qui accueillent, accompagnent et motivent chaque participant. Les salles d’escalade partenaires fournissent le matériel et un moment convivial après la séance, tandis que les associations locales veillent à l’accompagnement et au soutien des participants réfugiés. Cette combinaison — murs d’escalade, bénévoles et soutien associatif — crée un environnement où chacun peut retrouver un peu de normalité, renouer avec son corps et se sentir accepté. « J’aime ce type de sport parce qu’il n’y a ni gagnant ni perdant, tout le monde gagne ensemble, nous atteignons tous le sommet. Nous nous entraidons. J’aime la communauté des grimpeurs parce que tout le monde est heureux et amical. » — Fadi Bobo, participant Escalader pour résister Pour Tong, coach bénévole, l’escalade dépasse le simple geste physique : “J’ai toujours aimé partager la joie du mouvement sur le mur, surtout avec ceux qui sont marginalisés. L’escalade m’a aidée à résister à l’environnement hostile auquel j’ai été confrontée en tant qu’immigrée. J’espère qu’elle pourra faire la même chose pour d’autres, même un peu.” — Tong, climbing coach Dans un Royaume-Uni souvent marqué par la suspicion envers les étrangers, grimper ensemble devient une forme de résistance douce : un acte de lien face à la peur, un pas vers la réconciliation, un moment où chacun retrouve sa force et sa confiance. @Refugees Rock Island of Strangers – un film qui illustre l’impact social de l’escalade Alors que la Grande-Bretagne a traversé un deuxième été de protestations et de tensions autour de l’immigration, Ros Wynne-Jones, John Domokos et Claire Donnelly, du Daily Mirror , se rendent à Liverpool pour tourner le deuxième épisode d’une nouvelle série vidéo intitulée I sland of Strangers . Cette série explore comment les communautés peuvent surmonter leurs divisions et créer du lien malgré les conflits. Le court-métrage suit Ali, un jeune réfugié iranien, et Sev, son “Coach escalade” à Liverpool. Sur fond de tensions sociales et d’émeutes anti-immigration, le film montre comment la simple pratique de l’escalade devient un pont entre deux mondes. Ali découvre sur les murs de la salle The Climbing Hangar un espace où il peut se sentir libre, retrouver confiance en son corps et partager des moments de joie avec des personnes qui l’accueillent sans jugement. Sev, quant à lui, offre son temps, son expérience et son amitié, et constate combien un geste simple — tendre la main, encourager, grimper côte à côte — peut créer une connexion humaine profonde . Et en France ? L’exemple d’Amassa Climb Si Refugees Rock illustre ce que l’escalade peut apporter aux personnes réfugiées au Royaume-Uni, la France compte elle aussi des initiatives inspirantes. Amassa Climb , basée à Toulouse, utilise l’escalade comme outil d’inclusion sociale et de développement personnel. Amassa Climb ne se contente pas d’enseigner la grimpe : elle ouvre un espace où différences et parcours de vie s’effacent devant la volonté de se dépasser, où chacun peut retrouver confiance en soi et en l’autre. Avec ses initiatives novatrices — mur mobile dans les quartiers, ateliers thérapeutiques, programmes pour personnes en situation d’exil ou de handicap — l’association démontre que l’escalade peut devenir un tremplin pour la vie, un lieu où la solidarité se mesure à la hauteur des murs franchis et où chaque grimpeur retrouve sa force et sa joie. ➡️ Pour découvrir l’histoire complète d’Amassa Climb et leur incroyable mission d’inclusion sociale, lisez notre article ici. Que ce soit à Liverpool, Toulouse ou ailleurs, ces murs racontent la même histoire : celle de l’escalade comme vecteur de lien, de joie et de solidarité. Chacun peut grimper, chacun peut trouver sa force, ensemble. ✍️ : Théo de GrimpActu












