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Camilla Moroni réalise son premier 9a avec Dreamcatcher

Longtemps considéré comme inaccessible par Camilla Moroni, Dreamcatcher est finalement devenu le projet qui lui permet de franchir pour la première fois le cap du 9a.
Avant cette ascension, sa voie la plus difficile remontait à environ cinq ans : un 8b+ réalisé en Espagne. La possibilité de se confronter à un niveau supérieur s’était précisée l’année dernière, lorsqu’elle avait travaillé Meltdown dans le Yosemite.
À l’issue de la saison de Coupe du monde, l’Italienne a réorienté son entraînement vers l’endurance, une qualité qu’elle avait moins développée durant les deux années précédentes en raison de sa préparation aux compétitions et au cycle olympique.
À son arrivée à Squamish, Camilla Moroni ne retrouve pourtant pas immédiatement les sensations espérées. Les mouvements lui paraissent extrêmement difficiles et son objectif particulièrement incertain.
Après une semaine sur place, ses sensations s’améliorent progressivement. Durant quatre séances, elle parvient régulièrement jusqu’au dernier passage bloc, avant de chuter sur le mouvement difficile juste après. De petites avancées à chaque tentative lui permettent néanmoins de rester au motivée pour l’enchaînement.
Au fil des essais, elle gagne en fluidité dans la première partie et atteint finalement la section supérieure avec suffisamment d’énergie. Après environ dix séances de travail, une part d’improvisation dans les derniers mouvements lui permet de sortir au sommet.
« J’ai ressenti un immense soulagement, une sensation très différente de l’adrénaline des compétitions », raconte-t-elle.
Ouverte par Chris Sharma en 2005, Dreamcatcher combine dalle technique, séquences physiques sur plats, coincements de doigts et un crux final particulièrement exigeant. Paige Claassen puis Michaela Kiersch en avaient signé les deux premières ascensions féminines en septembre 2021.
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