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Jules Marchaland enchaîne L’Empreinte de la Fouine (9a)

Après 15 à 20 séances de travail, Jules Marchaland est venu à bout de L’Empreinte de la Fouine, une ligne d’environ 120 mouvements annoncée à 9a.
Avec ses 50 mètres d’escalade et près de 100 mètres de gaz, la voie constituait un défi inhabituel pour le Français, peu familier de ce type d’effort particulièrement long.
Le processus n’aura pas été linéaire. Genoux ensanglantés, prises cassées et longues journées consacrées à comprendre les méthodes ont rythmé ses essais.
Jules Marchaland explique avoir ressenti une forte émotion au moment de clipper le relais, au terme de ce qu’il décrit comme son projet favori. Cette réalisation possède surtout une dimension profondément personnelle. L’Empreinte de la Fouine est la dernière voie équipée par Benjamin Guigonnet, disparu l’année dernière.
Jules Marchaland souhaitait contribuer à faire vivre cette ligne qui comptait beaucoup pour celui qu’il présente comme son mentor et un grand ami.
Pour la première fois, le grimpeur a également vécu l’intégralité du travail d’une nouvelle voie, de ses premières tentatives jusqu’à l’enchaînement. Avec les proches niçois de Benjamin Guigonnet, il espérait initialement qu’un ami du grimpeur puisse en signer la libération. Sébastien Bouin l’a finalement devancé en réalisant la première ascension.
La cotation devra encore être confirmée par de futures répétitions. Jules Marchaland estime avoir fourni un effort correspondant au 9a+, tout en reconnaissant que son manque d’endurance a pu influencer son ressenti. Il retient donc pour le moment la proposition de 9a.
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