top of page
Fanny Gibert réalise son premier 8B avec Baboon Master rallongé.

La possibilité d’enchaîner s’est dessinée plus vite que prévu pour Fanny Gibert. Après la réussite du 8a+, elle décide d'essayé le depart bas. Elle avait consacré quatre séances à ce projet, principalement pour caler les mouvements et travailler les sections. Fatiguée par la rentrée et une charge de travail importante à côté, elle n’envisageait pas encore une réussite imminente.
Lors de la quatrième séance, deux sections réussies ont changé la perspective, malgré une contre-pointe de départ qui lui donnait du fil à retordre.
Son calendrier et la météo ont précipité la décision : une seule journée disponible avant deux semaines sans créneau, des conditions annoncées enfin favorables, puis beaucoup de pluie.
« Il faut savoir que le bloc de la Baleine est connu pour être un bloc de mi-saison, car une fois qu’il est mouillé, il ne sèche pas de tout l’hiver. »
Direction le Rocher Canon avec deux amis. Sur place, le travail des séances précédentes s’est fait sentir : la gestuelle était mieux maîtrisée, plus fluide. Mais les tentatives depuis le départ se heurtaient encore à de petites erreurs.
« J’ai donc commencé à mettre des runs du bas. Mais à chaque fois, un petit truc merdait. Des essais prometteurs, mais toujours pas de high point. J’ai intégré un peu plus encore l’aspect exigeant de ce bloc. L’effort est long, donc obligé d’espacer les runs.
Finalement, un high point, puis un autre vraiment proche… Ma motivation était reboostée, mais le temps commençait à manquer. J’ai décidé de mettre un dernier essai. Je me suis dit : « C’est maintenant ou dans très longtemps. » J’ai aussi pensé au fait de rentrer sans croix alors que les condis étaient top.
Mon run n’était pas très bien entamé. J’ai perdu la fameuse contre-pointe prématurément. Des petites imperfections dans la section du toit, mais je suis restée dedans. J’ai réussi à sortir du toit. Arrivée à mon high point, j’ai senti que ma méthode de base ne marcherait pas. J’ai fait confiance à mon instinct et j’ai engagé le mouv en prenant le ballant no foot. Je me suis sentie puissante et j’ai compris qu’il me restait de l’énergie pour la suite.
Du coup, la petite vague de pression de l’enchaînement. Je respire fort, je m’applique sur la précision. Et puis, je l’ai fait ? Je l’ai fait ! Wouaaou ! Vague de joie et de gratitude. »
Nos derniers articles :
bottom of page

































