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Rock Master 2026 : Arco célèbre 40 ans d’histoire et de compétition

Photo du rédacteur: GrimpActu
GrimpActu
il y a 12 heures
15 min de lecture

Pour ses 40 ans, le Rock Master ne s’est pas contenté de réunir certains des meilleurs grimpeurs du moment. L’événement a invité plusieurs figures qui ont construit l’escalade moderne à raconter son évolution et à transmettre une histoire commencée à Arco en 1986.


La place centrale d’Arco était remplie. Autour de Lynn Hill, le public s’est serré pour écouter le récit d’une époque qui paraît désormais presque étrangère aux jeunes compétiteurs : celle d’une escalade sans circuit structuré, sans retransmission instantanée et dont les règles restaient encore à inventer.


À quelques centaines de mètres de là, le Climbing Stadium accueillait seize athlètes internationaux dans des épreuves entièrement pensées pour le spectacle. Cette proximité entre les pionniers réunis dans le centre historique et les champions actuels engagés sur les murs résume l’esprit de cette édition anniversaire.


Les compétitions ont consacré Filip Schenk, Jessica Pilz et Adam Ondra. Mais au-delà des podiums, le Rock Master a surtout créé un dialogue rare entre ceux qui ont façonné l’escalade moderne et ceux qui en repoussent aujourd’hui les limites.


Rock Master 2026

Quarante ans d’histoire au pied du Monte Colodri

L’histoire commence en 1986, au pied du Monte Colodri, avec Sport Roccia. La compétition se déroule alors sur le rocher naturel, à une époque où l’escalade sportive cherche encore ses formats, ses règles et son identité.


En 1987, l’événement s’installe sous les parois du château d’Arco et prend le nom de Rock Master. Un an plus tard, la construction du Climbing Stadium lui offre une enceinte permanente spécifiquement pensée pour accueillir des compétitions internationales, une première mondiale à l’époque.


Quarante ans plus tard, la structure a changé, les murs ont évolué et les formats se sont modernisés. Mais Arco occupe toujours une place particulière dans l’histoire de l’escalade. Le Rock Master n’est ni une étape classique du circuit international ni une compétition entièrement tournée vers la recherche de quotas et de points. Son prestige repose sur son histoire, son invitation restreinte et la dimension spectaculaire de ses épreuves.


Seize athlètes internationaux avaient été conviés en 2026 : huit femmes et huit hommes, parmi lesquels Adam Ondra, Jessica Pilz, Brooke Raboutou, Yannick Flohé, Laura Rogora, Filip Schenk, Giovanni Placci ou encore Luka Potočar.


Filip Schenk remporte le Lead Duel

La partie sportive a débuté avec le traditionnel Lead Duel, l’un des formats emblématiques du Rock Master.


Deux grimpeurs s’affrontent simultanément sur des voies parallèles. L’objectif n’est pas seulement d’aller le plus haut possible, mais d’atteindre le sommet avant son adversaire. Cette confrontation directe introduit une dimension inhabituelle en difficulté : les athlètes doivent grimper vite tout en conservant suffisamment de précision pour ne pas commettre la faute qui mettrait immédiatement fin à leur duel.

Chez les hommes, Filip Schenk s’est imposé devant Adam Ondra. Déjà vainqueur du Lead Duel en 2024, l’Italien a confirmé son aisance dans cet exercice particulièrement intense, porté par le public du Climbing Stadium.


Chez les femmes, Jessica Pilz a remporté l’épreuve devant Brooke Raboutou. L’Autrichienne lançait ainsi un week-end presque parfait, quelques semaines après la fin de la saison internationale.


Jessica Pilz réussit le doublé

Le lendemain, la compétition s’est déplacée sur le mur de bloc pour le KO Boulder. Dans ce format à élimination progressive, chaque passage réduit le nombre d’athlètes encore en lice jusqu’à une finale disputée à trois.


La compétition féminine a été marquée avant même son départ par les forfaits de Brooke Raboutou et d’Aleksandra Totkova, toutes deux confrontées au retour de problèmes physiques.


Hana Koike a parfaitement commencé en réussissant le premier bloc dès son premier essai. Anna Maria Apel, Lučka Rakovec et Laura Rogora ont également franchi ce premier tour, avant que la compétition ne réduise progressivement le groupe.


Après l’élimination de Laura Rogora lors du troisième bloc, Jessica Pilz, Lučka Rakovec et Hana Koike se sont retrouvées en finale. Les trois grimpeuses ont échoué lors de leur première tentative, mais Pilz a rapidement compris la méthode. Elle a ensuite atteint le sommet pour décrocher une deuxième victoire en deux jours.

Après le Lead Duel, l’Autrichienne s’est ainsi offert le KO Boulder et le doublé sur cette édition anniversaire.


Rock Master 2026

Adam Ondra prend sa revanche et décroche une neuvième victoire

Chez les hommes, la compétition de bloc s’est révélée beaucoup plus imprévisible.

Shion Omata et Jonas Utelli ont été éliminés dès le premier tour. Sascha Lehmann et Giovanni Placci ont ensuite quitté la compétition après trois tentatives infructueuses dans le deuxième bloc.


Le troisième passage a provoqué l’une des principales surprises de la soirée. Adam Ondra a assuré sa qualification dès son premier essai, Luka Potočar lors du deuxième, tandis que Filip Schenk a dû attendre sa dernière tentative. Yannick Flohé, tenant du titre et l’un des favoris, a en revanche été éliminé avant la finale.


Le dernier bloc n’a pas été entièrement résolu par les trois finalistes. Adam Ondra et Filip Schenk ont progressivement gagné quelques prises sans parvenir jusqu’au sommet. Le classement s’est finalement joué sur le nombre d’erreurs commises au cours de la compétition.


Plus précis que ses adversaires, Adam Ondra a remporté le KO Boulder devant Filip Schenk et Luka Potočar. Battu par l’Italien lors du Lead Duel, le Tchèque a ainsi pris sa revanche et porté son record à neuf victoires au Rock Master.



Quand Lynn Hill raconte les débuts des compétitions

Les résultats n’étaient cependant qu’un volet de cette édition anniversaire.

Dans les rues et les cours du centre historique d’Arco, plusieurs rencontres baptisées « Climbing Espresso » ont permis au public d’échanger avec les grandes figures invitées. Le principe était volontairement simple : un café et une conversation avec celles et ceux qui ont écrit une partie de l’histoire de l’escalade.


La place centrale d’Arco s’est notamment remplie pour accueillir Lynn Hill. L’Américaine est revenue sur son premier voyage en Italie et sur sa participation aux premières compétitions internationales.


En 1986, presque tout restait à inventer. Lynn Hill découvrait une langue qu’elle ne parlait pas, les routes étroites traversant les tunnels autour du lac de Garde, mais également le calcaire, bien éloigné du granit sur lequel elle avait construit une grande partie de son escalade.


Les règles elles-mêmes n’étaient pas encore réellement établies. Les juges s’interrogeaient sur la manière d’évaluer les ascensions, tandis que les compétitions hésitaient encore entre voies travaillées et escalade à vue.


Les grimpeurs qui sont aujourd’hui considérés comme des légendes ne possédaient pas encore cette stature. Ils étaient avant tout des passionnés essayant de comprendre jusqu’où cette pratique nouvelle pourrait les conduire.


Rock Master 2026

Yuji Hirayama, trait d’union entre les générations

Yuji Hirayama a lui aussi raconté ses premiers pas à Arco et sa victoire au Rock Master en 1991.


Lorsqu’il voyageait depuis le Japon, les difficultés linguistiques étaient nombreuses. Mais l’escalade lui permettait de créer rapidement des relations, parfois sans avoir besoin de beaucoup de mots. Pour lui, la pratique possède ce pouvoir particulier de rapprocher des cultures et des personnes qui, en dehors du rocher, n’auraient peut-être jamais eu l’occasion de se rencontrer.


Vainqueur une deuxième fois en 2001, le Japonais incarne un véritable pont entre plusieurs générations. Il a connu l’escalade des années 1990, la professionnalisation progressive des années 2000 et l’époque actuelle, dominée par les circuits internationaux et les Jeux olympiques.


Lynn Hill et Yuji Hirayama ont également rappelé ce que signifiait voyager pour grimper avant Internet, les réseaux sociaux et la diffusion instantanée des méthodes.

Les informations venaient essentiellement des grimpeurs déjà présents sur place. Il fallait nouer des relations de confiance, accepter de ne pas tout connaître avant de partir et conserver une part importante d’incertitude. Cette manière de pratiquer développait notamment une compétence que les deux champions jugent moins présente aujourd’hui : la gestion du risque.


Rock Master 2026

Les Raboutou, entre parentalité et entraînement

Le dimanche matin, la cour de la bibliothèque d’Arco a accueilli Didier Raboutou, Robyn Erbesfield et leur fille Brooke Raboutou pour une discussion consacrée à la compétition de haut niveau et à la frontière parfois difficile à tracer entre les rôles de parent et d’entraîneur.


Robyn Erbesfield a raconté l’évolution de sa relation avec Brooke lorsqu’il est devenu évident que sa fille devait construire son propre parcours. Grandir au sein d’une famille de champions ne signifiait pas reproduire exactement la trajectoire de ses parents.

Didier Raboutou a, de son côté, évoqué l’instinct naturel qui pousse un parent à vouloir protéger son enfant des difficultés rencontrées au plus haut niveau. Une volonté légitime, mais qui peut parfois devenir un frein. Accompagner signifie alors également accepter de s’effacer.


Brooke Raboutou est revenue avec humour sur les Jeux olympiques de Paris, racontant que l’un de ses souvenirs les plus amusants reste l’image de sa mère dans les tribunes, visiblement beaucoup plus stressée qu’elle.


Une performance ne se résume pas à une journée, surtout lorsqu’il s’agit des Jeux olympiques. Elle est le résultat d’années de travail, d’une préparation parfois construite sur quatre ans et d’une régularité qui dépasse largement le résultat final.

À ses yeux, cette logique ne concerne pas uniquement les professionnels. Un grimpeur amateur pleinement investi dans son projet peut donner autant de valeur à sa démarche qu’un athlète visant une médaille internationale.


Rock Master 2026

Les légendes réunies sur le mur du Climbing Stadium

Le Rock Master Legacy Talk a ensuite réuni Lynn Hill, Yuji Hirayama, François Legrand, Muriel Sarkany, Didier Raboutou et Robyn Erbesfield, avec Adam Ondra dans un rôle inhabituel de modérateur.


Ces échanges ont offert un regard sur quarante ans de transformations : évolution des règles, apparition des structures artificielles, professionnalisation des athlètes, développement des circuits internationaux puis entrée de l’escalade aux Jeux olympiques.


Mais le moment le plus symbolique est peut-être survenu lorsque les six invités ont retrouvé ensemble le mur de difficulté du Climbing Stadium.

Tous ont grimpé une voie utilisant la totalité de la structure, dont la célèbre vague d’Arco. Quelques décennies après ses premières victoires, Yuji Hirayama a une nouvelle fois impressionné en atteignant le sommet, confirmant une condition physique remarquable.


Le mur avait changé. Les grimpeurs avaient quelques années de plus. L’enthousiasme, lui, était resté intact.


Plus de 12 000 personnes réunies à Arco

La compétition et les rencontres historiques ont été accompagnées par un programme élargi destiné à faire du Rock Master un véritable festival.


Plus de vingt entreprises étaient présentes au Climbing Village. Le programme comprenait également des concerts, des séances de yoga, des ateliers pour les enfants, des expériences en falaise et une session « Climbing With the Champ » avec Filip Schenk.


Le Fun Bloc a permis aux amateurs de grimper sur le mur du KO Boulder, avant d’accueillir plus de 80 jeunes de moins de 15 ans représentant quatorze nations.

Au total, l’organisation annonce plus de 12 000 spectateurs sur les trois journées, avec plus de cinquante pays représentés.


Cette fréquentation illustre le chemin parcouru depuis les premières compétitions organisées sur le rocher naturel au milieu des années 1980. Elle montre également que le Rock Master conserve une place singulière dans un calendrier international pourtant de plus en plus dense.


Un anniversaire tourné vers la transmission

Cette édition n’a pas seulement célébré les quarante années écoulées. Elle a également posé la question de ce qui doit être transmis aux prochaines générations.

Le Rock Master a grandi avec Arco, tandis qu’Arco s’est développée avec l’escalade. Le rendez-vous a participé à transformer la ville en l’un des centres mondiaux de la discipline, tout en conservant une identité différente de celle des compétitions officielles.


Les champions actuels ont assuré le spectacle. Filip Schenk a remporté le Lead Duel, Jessica Pilz a dominé les deux épreuves féminines et Adam Ondra a ajouté une neuvième victoire à son palmarès. Mais pendant ce week-end anniversaire, les podiums ne constituaient pas l’unique mesure de la réussite.


Dans les rues d’Arco, au Climbing Stadium et autour d’un café, les figures qui ont construit l’escalade moderne ont rappelé d’où venait leur sport. Elles ont raconté une époque où les règles n’existaient pas encore vraiment, où les informations circulaient difficilement et où chaque voyage reposait sur les rencontres.


Cette année, au Rock Master d’Arco, les champions ont remporté les compétitions. Les légendes, elles, ont gagné le week-end.


✍️ Théo de GrimpActu, avec la collaboration de Claudia Colonia


Rock Master 2026

Rock Master 2026: Arco celebra 40 anni di storia e competizioni


Per il suo 40° anniversario, il Rock Master non si è limitato a riunire alcuni dei migliori climber del momento. L’evento ha invitato diverse figure che hanno contribuito a costruire l’arrampicata moderna a raccontarne l’evoluzione e a trasmettere una storia iniziata ad Arco nel 1986.


La piazza centrale di Arco era gremita. Intorno a Lynn Hill, il pubblico si è stretto per ascoltare il racconto di un’epoca che oggi appare quasi estranea ai giovani atleti: quella di un’arrampicata senza un circuito strutturato, senza trasmissioni istantanee e le cui regole erano ancora tutte da inventare.


A poche centinaia di metri di distanza, il Climbing Stadium accoglieva sedici atleti internazionali in prove interamente pensate per lo spettacolo. Questa vicinanza tra i pionieri riuniti nel centro storico e i campioni di oggi impegnati sulle pareti riassume lo spirito di questa edizione celebrativa.


Le competizioni hanno consacrato Filip Schenk, Jessica Pilz e Adam Ondra. Ma, al di là dei podi, il Rock Master ha soprattutto creato un raro dialogo tra coloro che hanno plasmato l’arrampicata moderna e coloro che oggi continuano a spingerne i limiti.


Quarant’anni di storia ai piedi del Monte Colodri

La storia comincia nel 1986, ai piedi del Monte Colodri, con Sport Roccia. La competizione si svolge allora sulla roccia naturale, in un’epoca in cui l’arrampicata sportiva è ancora alla ricerca dei propri formati, delle proprie regole e della propria identità.


Nel 1987, l’evento si trasferisce sotto le pareti del castello di Arco e prende il nome di Rock Master. Un anno più tardi, la costruzione del Climbing Stadium gli offre una struttura permanente appositamente concepita per ospitare competizioni internazionali, una prima mondiale per l’epoca.


Quarant’anni dopo, la struttura è cambiata, le pareti si sono evolute e i format si sono modernizzati. Ma Arco occupa ancora un posto particolare nella storia dell’arrampicata. Il Rock Master non è né una classica tappa del circuito internazionale né una competizione interamente orientata alla conquista di quote e punti. Il suo prestigio si fonda sulla sua storia, sul numero ristretto di atleti invitati e sulla dimensione spettacolare delle sue prove.


Nel 2026 erano stati invitati sedici atleti internazionali: otto donne e otto uomini, tra cui Adam Ondra, Jessica Pilz, Brooke Raboutou, Yannick Flohé, Laura Rogora, Filip Schenk, Giovanni Placci e Luka Potočar.


Filip Schenk vince il Lead Duel

La parte sportiva è iniziata con il tradizionale Lead Duel, uno dei format simbolo del Rock Master.


Due climber si affrontano contemporaneamente su vie parallele. L’obiettivo non è soltanto salire il più in alto possibile, ma raggiungere la cima prima dell’avversario. Questo confronto diretto introduce una dimensione insolita nella difficoltà: gli atleti devono arrampicare velocemente, mantenendo al tempo stesso una precisione sufficiente per non commettere l’errore che porrebbe immediatamente fine al loro duello.


Tra gli uomini, Filip Schenk si è imposto davanti ad Adam Ondra. Già vincitore del Lead Duel nel 2024, l’italiano ha confermato la propria abilità in questo esercizio particolarmente intenso, sostenuto dal pubblico del Climbing Stadium.

Tra le donne, Jessica Pilz ha vinto la prova davanti a Brooke Raboutou. L’austriaca ha così iniziato un fine settimana quasi perfetto, poche settimane dopo la conclusione della stagione internazionale.


Jessica Pilz conquista la doppietta

Il giorno seguente, la competizione si è spostata sulla parete boulder per il KO Boulder. In questo format a eliminazione progressiva, ogni passaggio riduce il numero degli atleti ancora in gara fino a una finale disputata da tre concorrenti.


La gara femminile è stata segnata, ancora prima della partenza, dai forfait di Brooke Raboutou e Aleksandra Totkova, entrambe alle prese con il ritorno di problemi fisici.

Hana Koike ha iniziato alla perfezione, chiudendo il primo blocco al primo tentativo. Anche Anna Maria Apel, Lučka Rakovec e Laura Rogora hanno superato il primo turno, prima che la competizione riducesse progressivamente il gruppo.


Dopo l’eliminazione di Laura Rogora sul terzo blocco, Jessica Pilz, Lučka Rakovec e Hana Koike si sono ritrovate in finale. Tutte e tre hanno fallito il primo tentativo, ma Pilz ha rapidamente compreso il metodo. Ha poi raggiunto il top, conquistando una seconda vittoria in due giorni.


Dopo il Lead Duel, l’austriaca si è così aggiudicata anche il KO Boulder, completando la doppietta in questa edizione celebrativa.


Adam Ondra si prende la rivincita e conquista la nona vittoria

Tra gli uomini, la gara boulder si è rivelata molto più imprevedibile.

Shion Omata e Jonas Utelli sono stati eliminati già al primo turno. Sascha Lehmann e Giovanni Placci hanno poi lasciato la competizione dopo tre tentativi falliti sul secondo blocco.


Il terzo passaggio ha regalato una delle principali sorprese della serata. Adam Ondra ha conquistato la qualificazione al primo tentativo, Luka Potočar al secondo, mentre Filip Schenk ha dovuto attendere l’ultimo tentativo. Yannick Flohé, campione in carica e uno dei favoriti, è stato invece eliminato prima della finale.

L’ultimo blocco non è stato risolto completamente da nessuno dei tre finalisti. Adam Ondra e Filip Schenk hanno progressivamente conquistato alcune prese senza riuscire a raggiungere il top. La classifica si è infine decisa in base al numero di errori commessi durante la competizione.


Più preciso dei suoi avversari, Adam Ondra ha vinto il KO Boulder davanti a Filip Schenk e Luka Potočar. Battuto dall’italiano nel Lead Duel, il ceco si è così preso la rivincita, portando il proprio record a nove vittorie al Rock Master.


Quando Lynn Hill racconta gli inizi delle competizioni

I risultati rappresentavano tuttavia soltanto una parte di questa edizione celebrativa.

Nelle strade e nei cortili del centro storico di Arco, diversi incontri chiamati “Climbing Espresso” hanno permesso al pubblico di confrontarsi con le grandi figure invitate. Il principio era volutamente semplice: un caffè e una conversazione con coloro che hanno scritto una parte della storia dell’arrampicata.


La piazza centrale di Arco si è riempita in particolare per accogliere Lynn Hill. L’americana ha ricordato il suo primo viaggio in Italia e la sua partecipazione alle prime competizioni internazionali.


Nel 1986, quasi tutto era ancora da inventare. Lynn Hill scopriva una lingua che non parlava, le strade strette che attraversavano i tunnel intorno al lago di Garda, ma anche il calcare, molto diverso dal granito sul quale aveva costruito gran parte della propria arrampicata.


Le regole stesse non erano ancora realmente stabilite. I giudici si interrogavano sul modo di valutare le ascensioni, mentre le competizioni erano ancora indecise tra vie lavorate e arrampicata a vista.


I climber che oggi sono considerati delle leggende non avevano ancora raggiunto quella statura. Erano soprattutto appassionati che cercavano di capire fin dove questa nuova pratica avrebbe potuto condurli.


Yuji Hirayama, un ponte tra le generazioni

Anche Yuji Hirayama ha raccontato i suoi primi passi ad Arco e la sua vittoria al Rock Master nel 1991.


Quando viaggiava dal Giappone, le difficoltà linguistiche erano numerose. Ma l’arrampicata gli permetteva di creare rapidamente delle relazioni, talvolta senza aver bisogno di molte parole. Per lui, questa pratica possiede il potere particolare di avvicinare culture e persone che, al di fuori della roccia, forse non avrebbero mai avuto l’occasione di incontrarsi.


Vincitore per la seconda volta nel 2001, il giapponese rappresenta un vero ponte tra diverse generazioni. Ha conosciuto l’arrampicata degli anni Novanta, la progressiva professionalizzazione degli anni Duemila e l’epoca attuale, dominata dai circuiti internazionali e dai Giochi olimpici.


Lynn Hill e Yuji Hirayama hanno ricordato anche cosa significasse viaggiare per arrampicare prima di Internet, dei social network e della condivisione istantanea dei metodi.


Le informazioni provenivano principalmente dai climber già presenti sul posto. Bisognava costruire rapporti di fiducia, accettare di non sapere tutto prima di partire e conservare una parte importante di incertezza. Questo modo di vivere l’arrampicata permetteva di sviluppare, in particolare, una capacità che secondo i due campioni è oggi meno presente: la gestione del rischio.


I Raboutou, tra genitorialità e allenamento

La domenica mattina, il cortile della biblioteca di Arco ha accolto Didier Raboutou, Robyn Erbesfield e la loro figlia Brooke Raboutou per una discussione dedicata alle competizioni di alto livello e al confine, talvolta difficile da tracciare, tra il ruolo di genitore e quello di allenatore.


Robyn Erbesfield ha raccontato l’evoluzione del suo rapporto con Brooke quando è diventato evidente che sua figlia doveva costruire il proprio percorso. Crescere in una famiglia di campioni non significava riprodurre esattamente la traiettoria dei propri genitori.


Didier Raboutou ha invece parlato dell’istinto naturale che spinge un genitore a voler proteggere il proprio figlio dalle difficoltà incontrate ai massimi livelli. Una volontà legittima, ma che talvolta può diventare un freno. Accompagnare significa quindi anche accettare di farsi da parte.

Brooke Raboutou ha ricordato con umorismo i Giochi olimpici di Parigi, raccontando che uno dei suoi ricordi più divertenti rimane l’immagine di sua madre sugli spalti, visibilmente molto più stressata di lei.


Una prestazione non si riduce a una sola giornata, soprattutto quando si tratta dei Giochi olimpici. È il risultato di anni di lavoro, di una preparazione talvolta costruita nell’arco di quattro anni e di una costanza che va ben oltre il risultato finale.

Ai suoi occhi, questa logica non riguarda soltanto i professionisti. Un climber amatoriale pienamente coinvolto nel proprio progetto può attribuire al suo percorso lo stesso valore di un atleta che punta a una medaglia internazionale.


Le leggende riunite sulla parete del Climbing Stadium

Il Rock Master Legacy Talk ha poi riunito Lynn Hill, Yuji Hirayama, François Legrand, Muriel Sarkany, Didier Raboutou e Robyn Erbesfield, con Adam Ondra nell’insolito ruolo di moderatore.


Questi scambi hanno offerto uno sguardo su quarant’anni di trasformazioni: l’evoluzione delle regole, la comparsa delle strutture artificiali, la professionalizzazione degli atleti, lo sviluppo dei circuiti internazionali e infine l’ingresso dell’arrampicata ai Giochi olimpici.


Ma il momento più simbolico è forse arrivato quando i sei ospiti sono tornati insieme sulla parete lead del Climbing Stadium.


Tutti hanno scalato una via che utilizzava l’intera struttura, compresa la celebre onda di Arco. Alcuni decenni dopo le sue prime vittorie, Yuji Hirayama ha nuovamente impressionato raggiungendo il top e confermando una condizione fisica straordinaria.

La parete era cambiata. I climber avevano qualche anno in più. L’entusiasmo, invece, era rimasto intatto.


Più di 12.000 persone riunite ad Arco

La competizione e gli incontri storici sono stati accompagnati da un programma più ampio, pensato per trasformare il Rock Master in un vero e proprio festival.

Più di venti aziende erano presenti al Climbing Village. Il programma comprendeva anche concerti, sessioni di yoga, laboratori per bambini, esperienze in falesia e una sessione “Climbing With the Champ” con Filip Schenk.

Il Fun Bloc ha permesso agli appassionati di arrampicare sulla parete del KO Boulder, prima di accogliere più di 80 giovani sotto i 15 anni in rappresentanza di quattordici nazioni.


In totale, l’organizzazione ha annunciato più di 12.000 spettatori nelle tre giornate, con oltre cinquanta Paesi rappresentati.


Questa affluenza testimonia il cammino percorso dalle prime competizioni organizzate sulla roccia naturale a metà degli anni Ottanta. Dimostra inoltre che il Rock Master conserva un posto unico all’interno di un calendario internazionale sempre più fitto.


Un anniversario dedicato alla trasmissione

Questa edizione non ha celebrato soltanto i quarant’anni trascorsi. Ha anche posto la questione di ciò che deve essere trasmesso alle prossime generazioni.

Il Rock Master è cresciuto insieme ad Arco, mentre Arco si è sviluppata insieme all’arrampicata. L’appuntamento ha contribuito a trasformare la città in uno dei centri mondiali della disciplina, conservando al tempo stesso un’identità diversa da quella delle competizioni ufficiali.


I campioni di oggi hanno garantito lo spettacolo. Filip Schenk ha vinto il Lead Duel, Jessica Pilz ha dominato entrambe le prove femminili e Adam Ondra ha aggiunto una nona vittoria al proprio palmarès. Ma durante questo fine settimana celebrativo, i podi non rappresentavano l’unica misura del successo.


Nelle strade di Arco, al Climbing Stadium e davanti a un caffè, le figure che hanno costruito l’arrampicata moderna hanno ricordato da dove proveniva il loro sport. Hanno raccontato un’epoca in cui le regole non esistevano ancora davvero, le informazioni circolavano con difficoltà e ogni viaggio si fondava sugli incontri.


Quest’anno, al Rock Master di Arco, i campioni hanno vinto le competizioni. Le leggende, invece, hanno conquistato il fine settimana.



1 commentaire


slope-unblock22
il y a 11 heures

C'est fascinant de lire comment le Rock Master 2026 a brillamment fusionné son riche passé avec l'excellence sportive actuelle. Les témoignages de légendes comme Lynn Hill, racontant une époque où l'escalade était sans circuit structuré et où tout restait à inventer, offrent une perspective unique sur l'évolution de ce sport. Cela met en lumière la remarquable adaptabilité des athlètes d'aujourd'hui qui, pour progresser, doivent souvent gérer une "slope unblocked" technique et mentale avec brio. 👏

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