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Parfois, les réussites naissent de plans improvisés. Dylan Chuat en a donné une parfaite illustration en réalisant Finite Infinity 9a. Une voie d’envergure, longtemps restée dans un coin de sa tête depuis une première tentative il y a plusieurs années, et qu’il n’avait jamais réellement envisagé de retravailler.
Sans projet à proximité de chez lui et freiné par une blessure au majeur droit, le grimpeur cherchait avant tout à grimper sans se mettre en difficulté. Presque sur un coup de tête, il décide de retourner voir cette “King Line”, en adaptant son escalade pour ménager son doigt. Un pari risqué, mais maîtrisé.
La voie débute par un mouvement de bloc légèrement morpho, avant de mener à un repos salvateur sur une grosse réglette. Vient ensuite un second passage délicat, tout en placements et en adhérence, rendu plus complexe par un manque de friction et des méthodes imparfaites. Une fois cette section franchie, le ton change. Les prises s’enchaînent, le rythme s’installe, et la grimpe devient fluide jusqu’au relais.
« Ça faisait longtemps que je n’avais pas grimpé quelque chose d'aussi endurant, et honnêtement, ça m’avait manqué de grimper 30 mètres sans m’arrêter »
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