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Esteban Daligault enchaîne « Bon Voyage », joyau 9a d’Annot

Annot, Alpes-de-Haute-Provence. Dans le calme hivernal du site, Esteban Daligault a signé mi-décembre une ascension qui compte. Il s’est offert la cinquième réalisation de « Bon Voyage », cotée E12/9a, une voie devenue référence dans le monde du trad extrême français. Un toit engagé, une ligne d’une pureté rare, et une traversée finale aussi technique que mentale : tout y est.
L’histoire n’était pourtant pas écrite d’avance. Esteban avait découvert la voie au printemps précédent, lors de deux journées d’essais. « À l’époque, je la trouvais vraiment dure et je m’étais dit que ce serait un projet pour plus tard », confie-t-il. Quelques mois passent. L’automne arrive, puis l’hiver. Le grimpeur revient, sans certitudes, mais avec une base solide forgée ailleurs.
Car ces derniers mois, Esteban Daligault a surtout consacré son énergie à l’alpinisme. Un choix qui aurait pu l’éloigner de la performance en falaise. Il n’en a rien été. « Tout est allé beaucoup plus vite que ce que j’imaginais », explique-t-il, après seulement sept à huit séances pour boucler la ligne.
Au-delà de la difficulté brute, l’ascension raconte autre chose : l’alignement entre forme physique, expérience et timing. « J’étais hyper content de voir que je gardais la forme en escalade en parallèle », souligne-t-il.
Avec « Bon Voyage », Esteban Daligault confirme sa place parmi les grimpeurs capables d’allier engagement, finesse et vision à long terme. Une réussite discrète, mais marquante, à l’image de la voie elle-même.
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