Escalade sur Instagram : quand la visibilité prend le pas sur la compétence
- GrimpActu

- 20 janv.
- 12 min de lecture
En quelques années, Instagram est devenu un espace central de transmission en escalade. Conseils techniques, routines d’entraînement, analyses de mouvements : jamais les grimpeurs n’ont eu accès à autant de contenus, aussi facilement. Mais à mesure que les publications se multiplient, une question commence à émerger dans le milieu : qui parle, et avec quelle légitimité ?
Derrière les comptes à forte visibilité, de plus en plus de pratiquants proposent conseils, accompagnements, voire coaching, sans toujours disposer des compétences, de l’expérience ou des diplômes requis. Longtemps discutée à voix basse, cette réalité est aujourd’hui publiquement questionnée par des athlètes, des entraîneurs et des professionnels de l’escalade.
Car un décalage fondamental apparaît : en escalade, le corps et la technique se construisent progressivement, sur des mois et des années, là où les réseaux sociaux valorisent la rapidité, la performance visible et les résultats immédiats. Une logique qui entre parfois en contradiction avec la réalité de la progression sur le mur.
Sans chercher à désigner des coupables, GrimpActu a souhaité prendre du recul sur cette transformation. Pour appuyer cette réflexion, nous sommes allés interroger plusieurs professionnels reconnus du milieu : Kevin Arc, ancien athlète de haut niveau, entraîneur depuis 2015 et titulaire d’un Diplôme d’État de perfectionnement sportif ; Manu Cornu, athlète de haut niveau ; et Fred Vionnet, entraîneur d’escalade depuis plus de vingt ans, breveté et diplômé d’État en escalade en milieu naturel et en entraînement.
À travers leurs regards croisés, une question traverse l’ensemble des échanges : comment Instagram redessine-t-il la transmission des savoirs en escalade, et quelles en sont les conséquences pour les pratiquants comme pour les métiers du milieu ?

Quand l’algorithme remplace l’expérience
Sur Instagram, la visibilité est devenue un critère central de reconnaissance. Plus un contenu est vu, partagé ou liké, plus il semble crédible. Ce mécanisme, bien connu des plateformes sociales, agit comme une preuve sociale : ce qui circule beaucoup est perçu comme pertinent, indépendamment de la compétence réelle de la personne qui s’exprime.
En escalade, cette logique modifie profondément la perception de l’autorité. Là où l’expertise reposait historiquement sur l’expérience de terrain, la formation ou le temps passé à observer et accompagner des grimpeurs, elle se trouve aujourd’hui concurrencée par la capacité à produire des contenus attractifs. Être visible devient parfois suffisant pour être écouté.
Cette transformation est particulièrement marquée dans le champ de l’entraînement. Les formats courts et spectaculaires mettent souvent en avant des exercices physiques, des routines de force ou des protocoles « clés en main », facilement reproductibles et visuellement impactants. Mais ce qui fonctionne bien pour l’algorithme n’est pas toujours ce qui est pertinent pour la progression d’un grimpeur.
Car l’escalade ne se résume pas à une accumulation d’exercices. C’est une discipline d’apprentissage moteur complexe, fondée sur la gestuelle, la coordination, la lecture et les sensations. La préparation physique n’y prend réellement du sens qu’à partir d’un certain niveau de maîtrise technique. Pourtant, sur les réseaux sociaux, cette hiérarchie est souvent inversée : l’entraînement devient central, parfois même avant que les bases de la pratique ne soient construites.
L’autre limite majeure de ces contenus réside dans leur caractère générique. Pensés pour toucher le plus grand nombre, ils ne tiennent que rarement compte des différences de niveau, d’âge, d’historique de pratique ou de blessures. Or, en escalade, un conseil pertinent hors contexte peut rapidement devenir contre-productif, voire dangereux.
En favorisant ce qui est simple, rapide et spectaculaire, l’algorithme ne se contente pas de diffuser des contenus : il oriente la manière dont les grimpeurs conçoivent leur progression. Il valorise l’idée de résultats visibles à court terme, là où la réalité du mur impose lenteur, adaptation et patience. C’est ce décalage, plus que la présence des réseaux eux-mêmes, qui commence aujourd’hui à interroger une partie du milieu.
« On commence à le dire »
Ce qui était jusqu’ici murmuré dans les salles ou en falaise commence à être formulé publiquement. Entraîneurs, athlètes et professionnels du milieu expriment aujourd’hui une même inquiétude : la confusion croissante entre visibilité et compétence, et ses effets directs sur la pratique.
Pour Kevin Arc, ancien athlète de haut niveau et entraîneur depuis près de dix ans, le problème ne réside pas dans le partage de contenus, mais dans l’inversion des priorités qu’il observe sur les réseaux sociaux.
« Pour progresser en escalade, il faut d’abord grimper. La discipline repose sur la gestuelle, la coordination, la lecture, le placement, les sensations. La préparation physique ne devient réellement pertinente qu’après un haut niveau de pratique, quand les leviers techniques sont déjà bien exploités. »
Or, sur Instagram, cette hiérarchie est souvent bouleversée. Programmes de force, entraînements sur poutre ou routines standardisées sont proposés à des grimpeurs qui n’ont pas encore construit leur base technique.
« Sur Instagram, on voit l’inverse : des programmes, de la poutre, de la force, proposés à des grimpeurs qui n’ont pas encore construit leur base technique. C’est une aberration. La popularité d’un compte ne donne aucune garantie sur la compréhension du développement à long terme d’un grimpeur.»
Les conséquences, Kevin Arc les observe directement sur le terrain : blessures, surentraînement précoce, progressions rapides mais artificielles, suivies de plateaux brutaux. Il rappelle une réalité physiologique souvent ignorée dans les formats courts :
« Il faut aussi rappeler une réalité souvent oubliée : le renforcement des doigts et des tissus mous (tendons, poulies) est un processus très long, très lent, qui se mesure en mois voire en années, pas en semaines. Accélérer artificiellement ce processus pour coller à des formats ou à des promesses de résultats rapides, c’est prendre des risques inutiles.»
Du côté de Fred Vionnet, entraîneur d’escalade depuis plus de vingt ans et diplômé d’État, la dérive est aussi structurelle. Il distingue clairement le simple partage de conseils et le coaching vendu contre rémunération — un cadre légal souvent méconnu, voire ignoré.
«Pour coacher contre rémunération, ou vendre un programme, il faut une chose : un diplôme reconnu. C’est obligatoire et c’est censé protéger des escrocs.»
Mais au-delà de l’aspect légal, Fred pointe surtout une confusion méthodologique entretenue par les réseaux sociaux.
« L’exercice n’est qu’une brique du mur de la maison... et on le met plus en avant que la méthode. La méthode est difficilement résumable en un post. »
Cette surabondance d’informations crée un brouillage chez les pratiquants, notamment chez les grimpeurs débutants et intermédiaires.
« D’ailleurs beaucoup de grimpeurs viennent me voir car ils sont perdus. Ils ne savent pas comment s’y prendre pour s’entraîner car ils ne parviennent pas à trier les informations. Ni à les organiser pour en sortir une méthode.»
Manu Cornu, athlète de haut niveau, adopte un regard plus nuancé sur le phénomène. Pour lui, le problème n’est pas la visibilité en soi, ni le fait que des pratiquants partagent leur expérience.
« Le vrai problème, ce n’est pas tant la visibilité mais ce qui est dit et dans quel but. […] Chaque personne qui fait son petit vlog, partage ses tips ou son ressenti participe à faire connaître l’escalade. »
La ligne rouge apparaît lorsque cette visibilité sert à vendre des programmes ou à donner des conseils engageant la santé des pratiquants.
« En revanche, là où ça me pose souci, c’est quand cette visibilité sert à vendre des programmes, des planifications, ou à donner des avis sur la gestion des blessures. À mon sens, là on dessert la cause. »
Sans posture de dénonciation, Manu insiste sur l’importance du contact humain et du regard extérieur, toujours central dans la culture de l’escalade.
« Ce qui compte avant tout, c’est de garder du contact humain. Dans toutes les salles, il y a des grimpeurs et grimpeuses d’expérience : si vous avez un doute, posez des questions. C’est aussi ça qui fait la force de notre milieu : pouvoir se retrouver sur un même mur, du débutant à l’expert. Il faut en profiter. »

Le corps comme preuve
Sur les réseaux sociaux, le corps devient un signe visible de compétence. En escalade, cela se traduit par les bras, les doigts, la gestuelle ou la performance sur un bloc : plus le corps est fort, sec et spectaculaire, plus celui qui grimpe est perçu comme légitime. Dans ce contexte, l’expertise technique ou la formation n’est pas toujours nécessaire pour convaincre.
Kevin Arc illustre bien ce phénomène :
« Sur Instagram, la mise en avant de la force et des routines spectaculaires donne l’impression d’être un grimpeur légitime, même si la technique ou l’expérience manque. »
Cette dynamique transforme la perception de l’autorité. Là où autrefois la crédibilité reposait sur des années de pratique, l’observation des autres grimpeurs et la validation par les pairs, être vu suffit parfois pour être écouté. Les muscles, les figures acrobatiques en bloc ou les performances sur le mur deviennent des preuves tangibles, facilement consommables par le public.
Fred Vionnet nuance ce constat :
« Les gens confondent souvent l’exercice et la méthode. Montrer qu’on fait un mouvement spectaculaire ne garantit pas que l’on sait construire un entraînement efficace. Mais sur Instagram, ça passe pour une preuve. »
Le problème de ce modèle est double :
Il favorise les raccourcis : un grimpeur peut être jugé compétent uniquement sur ce qu’il montre, alors que sa progression réelle ou sa capacité à accompagner d’autres grimpeurs reste inconnue.
Il valorise le spectaculaire au détriment de l’essentiel : la technique, la gestuelle fine, la lecture du bloc ou l’adaptation du corps à la pratique, toutes ces compétences invisibles à l’écran, sont sous-représentées.
Manu Cornu rappelle l’importance de remettre le corps et la performance visible dans leur contexte :
« Dans toutes les salles, il y a des grimpeurs et grimpeuses d’expérience : si vous avez un doute, posez des questions. C’est aussi ça qui fait la force de notre milieu : pouvoir se retrouver sur un même mur, du débutant à l’expert.. »
Cette logique de “preuve physique” s’inscrit dans un mécanisme social plus large : la culture de l’escalade sur Instagram valorise la visibilité immédiate, le spectaculaire et l’impact visuel, souvent au détriment de la patience, de l’individualisation et de l’observation du progrès réel. Les grimpeurs débutants ou intermédiaires, confrontés à ces modèles, peuvent se sentir poussés à imiter ce qu’ils voient, parfois sans encadrement ni ajustement, au risque de frustration ou de blessures.

Le flou autour du coaching en ligne
Instagram a démocratisé la diffusion des conseils et programmes d’escalade. Mais derrière cette accessibilité se cache une zone grise : à partir de quel moment parle-t-on vraiment de coaching, et sur quelles bases peut-il être considéré comme fiable ?
Fred Vionnet rappelle la distinction essentielle :
« Pour coacher contre rémunération, ou vendre un programme, il faut une chose : un diplôme reconnu. C’est obligatoire et c’est censé protéger des escrocs. »
Pour les contenus gratuits, la question n’est pas légale mais méthodologique et sécuritaire. Les conseils universels, présentés pour toucher un large public, peuvent sembler inoffensifs à l’écran, mais appliqués sans contexte, ils comportent des risques : blessures, surentraînement ou progressions artificielles.
Kevin Arc souligne ce décalage :
« Le vrai problème sur Instagram, c’est que les conseils sont presque toujours très généraux, instantanés, pensés pour toucher le plus grand nombre. Or la base même de l’entraînement, surtout en escalade, c’est exactement l’inverse : l’individualisation, le cas par cas, l’adaptation au niveau, à l’historique, à l’âge, aux blessures et au volume de pratique de chaque grimpeur. Sans ça, un programme peut faire plus de mal que de bien »
Au-delà de la sécurité, ce flou a un impact sur la profession. Les entraîneurs diplômés se retrouvent concurrencés par la visibilité, alors que leur expertise repose sur des années de formation et d’expérience.
Manu Cornu insiste :
« Ce n’est bénéfique ni pour les novices qui se font piéger, ni pour les vrais professionnels, que ce soit les kinés ou les coachs.»
Ce flou a plusieurs conséquences concrètes :
Les grimpeurs peuvent être perdus, incapables de distinguer un conseil adapté d’un simple format viral.
Les entraîneurs diplômés voient leur légitimité remise en question par la popularité des influenceurs.
Le milieu est confronté à un risque sanitaire et éthique, difficile à encadrer par la régulation.
Pour encadrer et entraîner en escalade de manière sécurisée et professionnelle, il existe des parcours de formation officiels proposés par la Fédération Française de Montagne et Escalade (FFME). Ces formations couvrent tous les niveaux, de l’initiation à l’entraînement de haut niveau, et permettent de développer compétences techniques, pédagogiques et encadrantes. À côté de ces parcours fédéraux, des formations plus générales comme la licence ou le master STAPS offrent également un socle scientifique et méthodologique solide pour l’encadrement et l’entraînement sportif.
En résumé, le coaching en ligne sur Instagram est à la fois une opportunité et un danger : il permet de diffuser la pratique et de motiver de nombreux grimpeurs, mais il peut aussi déformer la progression, banaliser les erreurs et mettre en danger ceux qui suivent les conseils sans recul ni encadrement professionnel.
Cette confusion méthodologique et le manque de repères ne sont pas seulement pédagogiques : ils sont amplifiés par la logique même des réseaux sociaux, où la visibilité et la popularité deviennent des enjeux économiques.

L’économie de l’attention
Sur Instagram, chaque publication lutte pour capter l’attention. Likes, partages, commentaires et abonnés deviennent autant de signes de popularité immédiate.
Dans ce contexte, la reconnaissance ne repose plus uniquement sur l’expérience ou la compétence, mais sur la capacité à produire un contenu attrayant et viral.
Cette course à la visibilité est souvent liée à des enjeux financiers : partenariats commerciaux, publications sponsorisées ou vente de programmes d’entraînement. Elle favorise le spectaculaire et le court-termisme, parfois au détriment de la progression réelle et de la sécurité des pratiquants.
Kevin Arc souligne ce décalage :
« Les programmes qui font le plus parler ne sont pas toujours les plus adaptés. Instagram valorise ce qui attire l’œil, pas ce qui est pertinent sur le long terme. »
Fred Vionnet ajoute :
« Certains jeunes pratiquants pensent qu’il suffit de poster pour être légitime. Pour un entraîneur diplômé, ça peut être frustrant : l’expertise se construit avec le temps et la pratique, pas avec le nombre de followers. »
Manu Cornu complète :
« Là, on alerte sur certains mauvais profils, mais il ne faut pas oublier qu’il existe aussi des personnes qui font un très bon travail, sans forcément avoir des comptes Instagram ultra populaires.»
L’économie de l’attention est donc un moteur puissant : elle peut amplifier le partage de contenus utiles, mais elle peut aussi renforcer la confusion entre visibilité et compétence. Comprendre cette logique est essentiel pour distinguer ce qui relève du savoir réel de ce qui relève simplement de l’effet d’affichage.

Redonner de la valeur à la compétence
Face à l’influence croissante de la visibilité et de l’économie de l’attention, une question centrale se pose : comment rétablir la primauté de la compétence et de l’expérience dans la pratique et l’enseignement de l’escalade ?
Plusieurs leviers apparaissent clairement à travers les témoignages des professionnels :
Remettre l’expérience et l’observation au centre : Kevin Arc rappelle que la base de l’expertise repose sur l’expérience réelle, l’observation attentive et l’accompagnement individualisé :« Un bon grimpeur ou un bon entraîneur, ce n’est pas celui qui montre le plus d’exercices, mais celui qui sait quand les prescrire, et surtout à qui. » La compétence ne se démontre pas uniquement par le spectaculaire ou la quantité de contenus postés, mais par la capacité à adapter conseils et entraînements à chaque grimpeur.
Valoriser la formation et les diplômes : Fred Vionnet insiste sur le rôle des parcours de formation, qu’ils soient fédéraux (FFME) ou universitaires (licence et master STAPS) :
« Suivre une formation solide donne des repères scientifiques et méthodologiques. C’est un gage de sécurité, de rigueur et de responsabilité. » Ces diplômes permettent d’encadrer correctement les grimpeurs, d’éviter les blessures et de structurer un apprentissage progressif.
Encourager le regard critique et le contact humain : Manu Cornu souligne l’importance de ne pas se fier uniquement aux contenus en ligne : « Le meilleur moyen de progresser reste d’échanger avec des grimpeurs expérimentés et de poser des questions. Instagram peut inspirer, mais il ne remplace pas le terrain ni le dialogue. » Le contact direct et l’expérience partagée permettent de filtrer les conseils et de distinguer ceux qui sont fiables de ceux qui sont simplement viraux.
Promouvoir une culture de progression longue et personnalisée : Redonner de la valeur à la compétence passe aussi par une pédagogie qui respecte le rythme de chaque grimpeur, l’apprentissage technique et la sécurité physiologique : patience, individualisation et observation deviennent des critères essentiels pour évaluer la qualité d’un entraînement ou d’un conseil.
En intégrant ces principes, la communauté peut commencer à inverser la logique actuelle où la visibilité prime sur la compétence. Instagram et les réseaux sociaux restent des outils puissants pour partager la pratique et motiver les grimpeurs, mais leur rôle doit être recontextualisé : la légitimité vient de l’expérience, de la formation et du temps consacré à observer et accompagner la progression réelle, et non de l’algorithme ou du nombre de likes.
Conclusion
Instagram a profondément transformé la manière dont les grimpeurs accèdent aux savoirs et à l’inspiration. La plateforme permet de partager des conseils, de montrer des performances et de créer des communautés autour de la passion de l’escalade. Mais elle a aussi bouleversé les repères traditionnels : la visibilité peut se substituer à l’expérience, le spectaculaire au fondement technique, et l’instantané à la progression réelle.
Les témoignages de Kevin Arc, Manu Cornu et Fred Vionnet soulignent un point central : la compétence ne se mesure pas aux likes ni au nombre de followers. Elle repose sur l’expérience, la formation, l’observation attentive et la capacité à adapter l’enseignement à chaque grimpeur.
L’enjeu pour la communauté n’est pas de rejeter les réseaux sociaux, mais de les remettre à leur juste place. Instagram peut inspirer et motiver, mais il ne peut remplacer le terrain, le contact humain et la rigueur pédagogique. La valorisation de la compétence passe par la patience, l’individualisation et le respect des étapes de progression, mais aussi par la reconnaissance des parcours de formation et des diplômes qui structurent l’encadrement.
À terme, la question reste ouverte : comment préserver cette exigence de compétence dans un environnement où la rapidité et le spectaculaire sont toujours récompensés par l’algorithme ? Et surtout, comment faire en sorte que les réseaux sociaux servent réellement la pratique et la culture de l’escalade, plutôt que de la déformer ?

✍️ : Théo de GrimpActu














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